Essonne : un suspect "complexe"

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Essonne : un suspect "complexe"
Le principal suspect escorté par des forces de l'ordre lundi.@ MAXPPP
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Le suspect avait déjà fait de la prison ferme pour violences et port d'armes prohibé.

A mesure que l'enquête sur la série de crimes commis dans l'Essonne avance, le profil du principal suspect, mis en examen pour assassinats lundi soir, s'affine. Il s'agit d'un homme de 33 ans vivant seul. Antillais, il est prénommé "Yoni". 

Une peine de prison ferme en 2004

La procureure d'Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, a révélé lundi que le suspect pour les trois derniers meurtres avait déjà été condamné à six reprises dont une fois, en 2004, "pour violences aggravées et port d'armes prohibé". Il avait alors écopé d'une peine de huit mois de prison ferme. Les enquêteurs avait déjà établi qu'il s'intéresserait aux armes.

"Coopératif mais déstructuré", selon son avocat

L'avocat du suspect, Me Laurent Servillat, qui le suit depuis plusieurs années le présente comme "quelqu'un qui coopère", "qui reste très calme". C'est ainsi sur ses indications que la moto et la douille de l'arme "utilisée" pour commettre les meurtres ont été retrouvées. Pour autant, l'homme "n'a pas reconnu avoir pris part aux faits", selon la procureure.

L'avocat du suspect décrit également une personnalité "déstructurée" et "complexe", "très fragile psychologiquement" et qui "a eu une histoire très chaotique".

"Très solitaire et un peu perdu", d'après un ami 

Tout en s'étonnant de le voir mis en cause pour des faits aussi graves, Franck, le meilleur ami du principal suspect, confiait sur Europe 1 le week-end dernier que "Yoni" "était, à ses yeux, "un peu perdu" et "très solitaire", "un marginal de la société" en somme. Lui qui le connaissait depuis treize ans le voyait seulement comme "un petit délinquant".  Et de préciser : "je crois qu'il a travaillé au black pendant quelques mois. Le reste, je crois qu'il faisait des petites magouilles, des petits business à droite, à gauche".

Des troubles psychologiques ?

Si la procureure a refusé lundi d'émettre un avis sur la santé mentale du suspect, elle a indiqué qu'un examen psychiatrique allait être pratiqué. Elle a aussi assuré qu'à sa connaissance le suspect n'avait jamais été interné. Au cours de l'enquête toutefois, des troubles psychologiques ont été évoqués.

L'éventuel mobile du suspect reste, pour l'instant, un mystère.