Elle planque dans sa voiture et surprend ses cambrioleurs

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Elle planque dans sa voiture et surprend ses cambrioleurs
Les cambrioleurs sont venus cinq fois en l'espace de deux mois. Peggy a voulu réagir.@ GOOGLE MAP
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VENGEUSE EMBUSQUÉE - Après 5 cambriolages, Peggy Huraux a décidé de faire le travail de la police à sa place.

En planque toute la nuit. Elle ne se doutait pas que son salon de beauté deviendrait très coté auprès des cambrioleurs de la région. Depuis janvier, Peggy Huraux a été cambriolée cinq fois, rapporte la Voix du Nord. A chaque passage des voleurs, le préjudice s’élève à mille euros ou plus. La commerçante a remarqué que les cambriolages avaient lieu pendant le week-end. Elle se rend donc au commissariat pour demander une patrouille de police : "J'ai dit à la police que j'étais sûre qu'ils allaient revenir et je leur ai demandé une surveillance. Le policier m'a dit qu'il n'était pas là pour ça et qu'il ne recevait que les plaintes", se désole Peggy au micro d'Europe 1.

En planque devant le magasin. Mais au lieu de se décourager, la femme de 36 ans décide de régler le problème par elle-même. Avec son mari, ils se mettent planquer toute la nuit devant leur commerce situé à Lomme, dans le Nord. Mais la première nuit blanche ne donne rien. Peggy et son mari ont pourtant veillé jusqu’à 4h30 du matin. Mais les cambrioleurs ne se manifestent pas. Pas de quoi calmer la soif de justice de la commerçante, qui, dès le lendemain soir, s’installe de nouveau dans le parking en face de son magasin. Cette fois, le couple n’aura pas besoin de veiller jusqu’au petit matin. Il est 1h21 quand quatre hommes en noir, capuche sur la tête, font irruption devant sa vitrine.

Mais les voleurs ont réussi à filer. Malgré les jumelles, Peggy ne peut rien voir dans l’obscurité. Elle appelle alors la police. Son mari lui tente de s'interposer mais les voleurs prennent la fuite en défonçant la voiture du couple. Un léger accrochage, qui vaut à Peggy quatre jours d’ITT, mais ne permettra pas d’arrêter les cambrioleurs."Ça aurait été facile pour eux de les attraper là. Je savais qu'ils allaient venir et je leur avais dit. On pouvait les avoir. J'ai tout expliqué au policier de la BAC et il m'assure qu'il n'était au courant de rien. Je comprends qu'il y a des sous-effectifs. Et puis les policiers sont blasés, ils me disent que s'ils les attrapent, ils seront relâchés. Qu'est-ce qu'ils vont faire après ? Ils vont venir nous braquer en plein jour ?", s'indigne Peggy.

Une enquête a été ouverte et confiée à la Sûreté urbaine de Lille.