Elle avait une liaison avec son élève

  • A
  • A
Elle avait une liaison avec son élève
@ MAXPPP
Partagez sur :

Une enseignante de Vendée a été condamnée pour relations sexuelles avec un élève de CM2.

Elle a plaidé avoir vécu une "passion déraisonnée" mais les faits restent implacables : une enseignante d'un établissement catholique traditionaliste de Vendée a été condamnée, lundi, par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, à six mois de prison ferme pour avoir eu des relations sexuelles avec un élève âgé de 12 ans.

Une liaison avec son élève de CM2

La victime, d'origine anglaise, était scolarisée en CM2 à l'école privée Nazareth de Chavagnes-en-Paillers, en Vendée, lorsque est née une liaison entre lui et son enseignante, alors âgée de 34 ans.

La relation durera trois ans avant que l'adolescent, aujourd'hui âgé de 17 ans, ne se confie au directeur de son établissement et que sa mère ne dépose finalement plainte, en avril 2011.

"Je l'appelais madame", a témoigné la victime

"Elle m'appelait chéri mais, moi, je l'appelais madame, et je la vouvoyais", a témoigné la victime à l'audience. "Je ne disais rien car on m'avait dit que son mari pouvait être violent", a-t-il ajouté.

Cette mère de famille de cinq enfants, aujourd'hui âgée de 39 ans, qui comparaissait pour "atteinte sexuelle sur mineur", a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la jeune victime durant trois ans, entre 2007 et 2010.

Persuadée d’avoir vécu une "histoire d'amour"

Accompagnée à l'audience de son mari, la prévenue en jupe plissée a évoqué un "péché mortel" qui la "torturait", tout en assurant avoir vécu une "histoire d'amour" avec l'enfant. L'avocat de la victime a estimé que l'enseignante, qui a affirmé s'être confiée sans succès à un abbé au début de la liaison, avait été la proie d'une "passion déraisonnée".

Condamnée à une peine de six mois de prison ferme, la prévenue est également frappée d'une interdiction d'exercer une activité en contact avec des mineurs. Le parquet avait requis 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis.