Un éducateur sportif filmait les joueuses dans les vestiaires

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Un éducateur sportif filmait les joueuses dans les vestiaires
@ AFP
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Soupçonné d'avoir espionné à l'aide d'une caméra des footballeuses dans leur vestiaire, un éducateur sera convoqué devant la justice.

La caméra avait été discrètement cachée et fixée à l'aide d'un ruban adhésif, sous un banc du vestiaire. A l'aide de celle-ci, un éducateur sportif de 36 ans est soupçonné d'avoir espionné des joueuses de football du club de Beaumes-de-Venise/Aubignan, dans le Vaucluse. Il sera convoqué devant la justice en juin, a-t-on appris de sources concordantes.

Le suspect identifié grâce aux images. C'est à la fin mars, juste après un match qu'elles viennent de remporter, que les joueuses ont découvert la mauvaise surprise. L'ambiance est festive et comme à leur habitude après l'effort, les jeunes filles se lavent sous l'eau chaude. Mais l'ambiance retombe subitement. Sous un banc, elles remarquent un objet qui pend : une petite caméra, retenue par un simple bout de ruban adhésif que l'humidité a décollé. D'après La Provence, l'objectif de cette caméra dernier cri était pointé en direction des douches.

Les footballeuses s'empressent alors de visionner l'enregistrement et se rendent compte que cinq d'entre elles sont parfaitement identifiables. Elles identifient également le propriétaire de l'appareil "car on le voit" sur les images, d'après la gendarmerie. Les jeunes filles se rendent alors au domicile de l'entraineur, déterminées. "Elles l'ont accompagné jusqu'à la brigade de gendarmerie", a indiqué le procureur de la République à Carpentras, Yves Badorc, précisant qu'une dizaine de filles, toutes majeures, avaient déposé plainte. 

Un employé modèle. "C'était quelqu'un auprès de qui tout le monde se confiait" et qui était très apprécié, a ajouté la gendarmerie. L'agent d'animation du club de foot, inconnu de la justice, a avoué les faits lors de sa garde à vue, jeudi. L'homme, qui exerçait au club depuis de nombreuses années, a par ailleurs été démis de ses fonctions. Il comparaîtra devant le parquet de Carpentras le 4 juin, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.