Du métal dans un nem : un ado hospitalisé

  • A
  • A
Du métal dans un nem : un ado hospitalisé
@ cc Flickr/Kaysha
Partagez sur :

La mère de ce garçon de 12 ans, opéré début avril à Tours, a porté plainte contre le fournisseur.

Un garçon de douze ans a été hospitalisé début avril après avoir ingéré un morceau de métal contenu dans un nem acheté dans une grande surface Leclerc d'Indre-et-Loire. L'information n'a été rapporté que que mercredi par le quotidien régional La Nouvelle République.  La mère de l'enfant a décidé d'engager des poursuites.

Un drôle de supermarché… C'est en lisant un article racontant la découverte d'une couleuvre (inoffensive) dans le rayon poisson d'un hypermarché de la région que Magali Delile décide de révéler la mésaventure de son fils de 12 ans.  C'est dans cette même grande surface, l'hypermarché Leclerc de La Ville-aux-Dame, en Indre-et-Loire, que la mère de famille avait acheté le lot de nems incriminé. "Après avoir ingéré le nem, mon fils a été transporté à l'hôpital Clocheville de Tours. Les praticiens ont retiré l'objet métallique après intubation. D'après leur radio, il ne fait aucun doute que cet objet est arrivé dans l'œsophage de mon fils après ingestion des nems", a-t-elle assuré à L'AFP.

Une plainte pour comprendre. Magali Delile a porté plainte auprès de la police au lendemain de l'hospitalisation de son fils. Elle a également alerté la Direction départementale de la protection de la population. "Je n'incrimine pas le distributeur qui n'est en rien responsable, mais le fournisseur. Je ne sais pas dans quelles conditions ces plats ont été emballés ni préparés. J'espère juste qu'on découvrira comment on peut retrouver un tel objet dans un plat préparé, c'est tout !", a-t-elle précisé. Le groupe Leclerc, informé le 9 avril de l'incident, a pour sa part précisé travailler avec la direction départementale de la protection de la population et être en contact avec la mère de l'enfant.

Le groupe Leclerc assume et collabore. Une expertise est menée par l'assurance du groupe Leclerc pour "évaluer la matérialité de l'incident", et donc en définir les causes et les circonstances, et déterminer le montant du préjudice. "C'est le premier incident de ce type porté à notre connaissance", a précisé un porte-parole du groupe, qui entend assumer ses responsabilités. Selon les premiers éléments en la possession du groupe, le fournisseur des nems, commercialisés sous la marque distributeur, est équipé d'un "détecteur de métaux qui était en parfait état" au moment où les nems ont été fabriqués.