Drame familial à Bayonne : un couple de quinquagénaires tués, ses deux fils mis en examen

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Drame familial à Bayonne : un couple de quinquagénaires tués, ses deux fils mis en examen
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Les deux fils, de 27 et 23 ans, sont soupçonnés d'avoir tué leurs parents au cours d'un repas familial.

Deux frères âgés de 27 ans et 23 ans ont été mis en examen pour "assassinat" et devaient être placés en détention provisoire lundi soir après que leurs parents ont été découverts tués par balles samedi, a-t-on appris auprès du Parquet de Bayonne.

Ils sont soupçonnés d'avoir tué leurs parents. Le drame s'est déroulé dans la maison familiale à Labastide-Clairence, un village du Pays Basque situé à 30 kilomètres de Bayonne. "Les deux frères ont été mis en examen pour assassinat, la compagne du plus jeune d'entre eux a été libérée sans être inquiétée", a indiqué une magistrate du Parquet de Bayonne. Les deux frères sont soupçonnés d'avoir tué samedi en fin de matinée, de plusieurs balles provenant d'un revolver de collection, leur mère et leur père, âgés d'environ 55 ans, Ewa et Pascal Rouxel.

Les fils disent que leur père s'en prenait à leur mère. La famille était réunie à l'occasion d'un repas familial où se trouvaient les parents, leurs deux fils, la compagne du fils cadet et leur petite fille. Samedi, Kévin, le cadet, s'était présenté en fin de matinée à la gendarmerie d'Hasparren, blessé à la jambe. Il avait indiqué aux gendarmes que "son père s'en était pris à sa mère et qu'il aurait lutté contre son père". Les gendarmes arrivés sur place en même temps que les secours n'ont pu que constater le décès de la mère, tuée d'une balle logée dans la cage thoracique provoquant une hémorragie.

Une famille qui vivait en huis-clos, et peu connue des voisins. Le père, touché par trois balles, au thorax, dans la région lombaire et au niveau du crâne, a succombé à ses blessures peu après l'arrivée des secours. Le frère aîné, dans un état de choc, avait été hospitalisé avant d'être placé en garde-à-vue. Son frère Kévin, hospitalisé également pour deux blessures à la jambe provoquées par des tirs de balle, avait lui aussi été ensuite placé en garde-à-vue. Selon les premières investigations, la famille vivait en huis-clos et était peu connue du voisinage.