Disparus de l’Isère : une découverte

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Disparus de l’Isère : une découverte
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Des dossiers égarés ont finalement été retrouvés. Les investigations pourraient reprendre.

C’est dans les archives du Tribunal de grande instance de Grenoble que la découverte aurait été faite au cours des dernières semaines. Une source proche du dossier des "disparus de l’Isère" a annoncé lundi que certaines pièces de l’instruction, considérées comme perdues jusque là, avaient finalement été localisées. De quoi relancer l’enquête.

Trois dossiers concernés

Que contiennent les dossiers disparus et retrouvés ? Des éléments de l’instruction menée sur la disparition de Ludovic Janvier, en 1983, et de celle sur Grégory Dubrulle, découvert vivant en juillet 1983 avec des blessures au crâne.

Un troisième dossier, lié celui-ci à la découverte d'ossements d'enfant dans le Vercors en 1985, un temps envisagés comme ceux du petit Janvier, a aussi été retrouvé. Les ossements à proprement parler auraient été "négligemment" placés sous scellés en 1986 au Palais de justice alors qu'ils auraient dû faire l'objet d'un permis d'inhumer. Ils sont toujours recherchés.

La pression des familles...

Au total, neuf enfants, âgés de cinq à seize ans, ont été tués ou portés disparus entre 1983 et 1996 dans la région de Grenoble. Des points communs qui poussent les familles de victimes à penser qu’au moins certaines de ces affaires pourraient être liées.

... et de la ministre de la Justice

Ces révélations arrivent moins de deux mois après l’annonce par Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice, du lancement d’une enquête administrative interne sur les dossiers disparus. Ce rebondissement intervient surtout à trois jours de la présentation aux familles des conclusions de l’enquête menée par la cellule "Mineurs 38", un groupement de gendarmes créé spécialement pour cette affaire.

Jusqu’à présent, la cellule "Mineurs 38" n’avait pu que travailler sur des dossiers partiellement reconstitués à partir d'archives de la police. Les investigations devraient donc pouvoir redémarrer sur une base nouvelle. Me Didier Seban, avocat des familles des victimes, a parlé lundi d’un "espoir" de voir l'enquête "avancer".