Disparues de Perpignan : une information judiciaire a été ouverte

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Disparues de Perpignan : une information judiciaire a été ouverte
@ COMPTE FACEBOOK MARIE BENITEZ
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La police scientifique a analysé le domicile des disparues et un juge d'instruction a été nommé.

L'info. L'enquête se poursuit à Perpignan. 18 après la disparition d'une mère et sa fille, les moyens ont été renforcés ces derniers jours. Et vendredi le parquet a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire. Un juge d'instruction va donc désormais diriger les investigations.

Alors qu'une enquête pour disparition inquiétante a été ouverte le 25 juillet, soit dix jours après la disparition d'Allison et de sa mère Marie, des renforts étaient arrivés jeudi. L'antenne perpignanaise de la police judiciaire a ainsi été co-saisie avec la Sécurité publique jusqu'alors chargée de l'affaire. Vendredi, le parquet a ouvert une information judiciaire pour "recherche des causes de la disparition". "Les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire doivent désormais se poursuivre dans un cadre procédural plus approprié, au regard de la complexité des investigations à diligenter", explique le parquet.

Pas de traces de sang. Les enquêteurs se sont également rendus dans l'appartement familial, dans un quartier populaire de Perpignan, en quête de tous les indices. Selon Midi Libre, la recherche de traces de sang n'a rien donné. Les policiers ont par ailleurs saisi l'ordinateur familial.

Saisir la police judiciaire et passer l'appartement au peigne fin visent seulement à augmenter les moyens donnés à l'enquête et à "fermer toutes les portes" dans ce qui reste une enquête de flagrance pour disparitions inquiétantes, a précisé le procureur adjoint Luc-André Lenormand. Mais, si la police et la justice ont d'abord considéré ces disparitions comme pouvant faire partie des dizaines de milliers survenant chaque année en France, le procureur ne cache pas désormais qu'elles présentent suffisamment d'aspects troublants pour envisager d'autres hypothèses.

Les parents en instance de séparation. C'est le père de famille qui a donné l'alerte de leur disparition. Selon lui, Allison et Marie avaient quitté le domicile le 14 juillet, après une dispute entre les parents, en instance de séparation. "Il était convenu que l'épouse déménage avec leur fille et lui s'engageait à payer le loyer", a indiqué le procureur adjoint, selon L'Indépendant.

Le dimanche 14 juillet, Allison avait participé à une séance photo dans le cadre du concours de Miss Roussillon auquel elle est inscrite. Son père était allé la chercher au Canet-en-Roussillon, à une douzaine de kilomètres. En arrivant chez eux, il aurait remarqué une valise et Allison et Marie lui auraient annoncé leur décision de quitter le domicile, a raconté le père aux enquêteurs, toujours selon L'Indépendant. Toujours selon le récit du père, les deux femmes seraient parties à pied alors qu'elles n'ont pas le permis. Elles auraient prétendu aller à Toulouse, où elles n'ont pourtant aucun point de chute.

"Allison est partie avec sa mère". Le lendemain, Allison avait pourtant rendez-vous pour une autre activité avec le comité régional Miss France. Mais la jeune fille n'y est pas venue. Le mardi, l'un de ses amis a cherché à la voir. "A la fenêtre, son père m’a dit : 'Allison est partie avec sa mère à Toulouse, elles avaient besoin de prendre du repos'", raconte le jeune homme dans les colonnes de Midi Libre.

D'après le quotidien régional, la mère aurait envoyé un texto à sa fille aînée, née d'une précédente union : "J’ai pris une décision difficile mais c’est mieux comme ça. Je pars à Toulouse avec Allison. Je vous aime. Appelle Papa."

Une disparition inquiétante. Certains éléments rendent cette double disparition particulièrement inquiétante : les téléphones portables de la mère et la fille sont coupés depuis le 14 juillet; aucun mouvement n'a été décelé sur leurs comptes bancaires. Dans l'hypothèse où Marie et Allison Benitez auraient volontairement disparu, le parquet note qu'elles auraient au moins pu, devant le battage fait autour d'elles ces derniers jours, se manifester auprès des policiers ou de proches pour les rassurer.