Disparues de Perpignan : que sait-on du suspect ?

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Disparues de Perpignan : que sait-on du suspect ?
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L’ENQUÊTE- Le quinquagénaire placé en garde à vue dans l'affaire des trois disparues de Perpignan a reconnu l'assassinat de l'une d'entre elles. Il a déjà un lourd passé judiciaire. 

C'est un rebondissement inespéré dans l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises. Interpellé le 14 octobre dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan, le suspect a avoué avoir tué Mokhtaria Chaïb, l'une des trois victimes, après 48 heures de garde à vue. Que sait-on aujourd'hui sur cet homme sur lequel les derniers espoirs de vérité reposent ?

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Qui est-il ? L'homme est un magasinier de 54 ans, actuellement sans emploi et sans véritable domicile. Les hommes du SRPJ de Montpellier l'ont interpellé mardi midi dans le logement qu'il occupe actuellement à Perpignan. Selon Midi-Libre, il serait originaire de Hailles, dans la Somme, et aurait confirmé sa présence à Perpignan à l'époque des crimes de Mokhtaria Chaïb et de Marie-Hélène Gonzalez, dont les corps mutilés ont été retrouvés en décembre 1997 et juin 1998. L'homme se serait établi dans la région quelques mois avant le premier meurtre. Il résidait à l'époque dans des hôtels et travaillait en intérim comme cariste et manutentionnaire, selon le journal.

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Pourquoi est-il entendu ? L'homme a été interpellé car son ADN, présent au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), a été rapproché d'un ADN masculin partiel prélevé sur la scène de crime de Moktharia Chaïb. Le corps affreusement mutilé de la jeune femme avait été retrouvé sur un terrain vague dans les environs de la gare. L'ADN de la scène de crime étant dégradé, le rapprochement avec celui du suspect ne peut cependant constituer une identification formelle ont nuancé des sources proches de l'enquête.

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Que sait-on sur son profil ? Selon les informations d'Europe 1, l'homme aurait déjà été entendu dans cette affaire. Avant son interpellation le 14 octobre, les enquêteurs le recherchaient alors qu'il a déjà passé neuf mois derrière les barreaux entre 2013 et 2014 pour menaces de mort sur sa compagne. c'est à cette occasion que son ADN aurait été enregistré dans le FNAEG. Selon le journal local L'indépendant, il aurait aussi passé 10 ans en prison, dont 8 pour viol.

Et maintenant ? Selon Midi-Libre, l'homme nie en bloc, devant les enquêteurs de la PJ, toute implication dans la mort de Mokhtaria Chaïb.  Sa garde à vue a donc été prolongée mercredi de 24 heures. Les policiers ont encore jusqu'à jeudi midi pour l’interroger. Après cela, l'homme pourrait être déféré ou non devant les deux magistrates en charge de l'affaire pour le mettre en examen. Une première dans cette affaire depuis 1998 et la mise en examen d'Andres Palomino Barrios pour "enlèvement" et "meurtre avec des actes de torture et de barbarie".  Placé en détention provisoire puis libéré "faute de preuve" après 6 mois, ce dernier a bénéficié d'un non-lieu en 2003.