La lettre de Dieudonné à Cazeneuve, une nouvelle provocation ?

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La lettre de Dieudonné à Cazeneuve, une nouvelle provocation ?
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Dans une lettre, ses avocats sollicitent le ministre de l'Intérieur, afin que ce dernier organise une rencontre entre le polémiste et les représentants de la communauté juive de France.

Dieudonné tente-t-il d'enterrer la hache de guerre ? Dans une lettre adressée au ministère de l'Intérieur, ses avocats sollicitent Bernard Cazeneuve, afin que ce dernier organise une rencontre entre leur client et les représentants de la communauté juive de France. Fatigué, dit-il, de la guerre médiatique et judiciaire qui l'oppose depuis plus de dix ans à certaines associations de lutte contre le racisme, le polémiste propose de faire la paix. Difficile de savoir s'il s'agit d'une véritable volonté d'apaisement ou d'une nouvelle provocation.

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"Heureux sont les hommes en paix". Quoi qu'il en soit, cette lettre débute de manière bien surprenante, avec une citation de la Bible : "heureux sont les hommes en paix". Ce qui n'est pas habituel dans un courrier d'avocat officiellement adressé au ministre de l'Intérieur, à qui Dieudonné propose de chapeauter une rencontre avec les représentants de la communauté juive de France pour déterminer "les termes d'un accord".

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"Trop de blessures pour une communauté". Un cessez-le-feu qui intervient après dix ans de guerre, "une guerre judiciaire et médiatique", comme l'écrit le polémiste. "Trop de blessures pour une communauté et trop de dégâts pour un humoriste qui a perdu des amitiés, surtout une dont personne n'ignore qu'elle était et demeure précieuse", peut-on lire dans le texte. Une allusion faite à Elie Semoun, son compagnon de scène il y a une quinzaine d'années.

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Cazeneuve et le Crif ne donnent pas de réponse. Dieudonné fait également savoir par ce courrier qu'il a soumis son nouveau spectacle au contrôle préalable des autorités. Une démarche spontanée, non obligatoire, mais qui laisse penser qu'il y aurait encore un bureau de la censure en France. D'où ce sentiment, quand on sonde les destinataires de cette lettre, qu'il s'agit d'un énième gag. Le Crif n'a pas l'intention d'y répondre. Au cabinet de Bernard Cazeneuve, on s'en tient tout simplement à l'application de la loi.

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