Deux squelettes sortis de leurs cercueils éventrés dans un cimetière de l'Aude

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Deux squelettes sortis de leurs cercueils éventrés dans un cimetière de l'Aude
Les deux cercueils ont été éventrés et vidés (illustration).@ JEFF PACHOUD / AFP
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Deux cercueils ont été éventrés et vidés de leurs ossements à Capendu, dans l'Aude, dans la nuit de mardi à mercredi. La piste du vandalisme est privilégiée.

Deux cercueils ont été éventrés, les crânes et ossements en ont été sortis avant d'être retrouvés mercredi à la sortie du cimetière de Capendu, dans l'Aude, ont indiqué la mairie et la gendarmerie. "On ne privilégie aucune hypothèse", a déclaré le colonel Sébastien Gay, commandant du groupement de l'Aude. Seule la profanation à caractère raciste ou religieux devrait être "a priori" écartée, en raison de l'absence d'inscription dans le cimetière, a-t-il ajouté. Deux crânes "posés de manière ostensible" à l'extérieur du cimetière ont été retrouvés par un habitant venu se recueillir mercredi matin, a précisé Frédéric Jamilloux, officier de permanence du groupement à Carcassonne.

Le reste des ossements dans une fosse. Le reste des squelettes a été découvert plus tard dans la journée par les enquêteurs dans une fosse "parmi les gravats de marbre et débris de bois", a-t-il ajouté. Selon lui, "ils étaient peu visibles de prime abord puisque démembrés". Dans la nuit de mardi à mercredi, un caveau a été ouvert "vraisemblablement par plusieurs personnes" et les deux cercueils qu'il renfermait ont été "fracassés" et éventrés à coups de pied de biche ou de masse. Ils ont été entièrement "vidés des squelettes", a-t-il ajouté.

La famille prévenue de la profanation. Dans le caveau visé, reposait un couple d'origine espagnole, sans descendance directe, dont la famille ne vit plus dans la région depuis plusieurs années mais qui a pu être prévenue de la profanation, a déclaré le maire de la commune Jean-Jacques Camel. Le dernier des époux défunts a été inhumé en janvier 2000. "C'est infâme mais gratuit", s'est indigné le maire, qui s'est dit "très en colère" mais "un peu démuni". Pour un village comme Capendu, "c'est impensable, cela n'est jamais arrivé, c'est plus que morbide, on a tous de la famille dans ce cimetière très laïc", a-t-il ajouté. 

La piste de pilleurs écartée. Une enquête pour "violation de sépulture" a été confiée à la brigade de gendarmerie de Trèbes, la brigade de recherche de Carcassonne, avec un renfort de l'investigation criminelle, dont trois techniciens se sont rendus sur place. La gendarmerie s'orientait mercredi soir vers un acte de vandalisme, après avoir écarté également "a priori" la piste de pilleurs de cercueils en raison des origines modestes des défunts. Aucune autre dégradation ni effraction n'a été constatée dans ce vieux cimetière de 800 m2, dont les portails sont fermés mais qui reste accessible la nuit par un portillon.