Deux disparitions inquiétantes à Lille

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Deux disparitions inquiétantes à Lille
Les recherches ont repris mardi dans le Vieux-Lille avec davantage de moyens@ MAXPPP
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Deux étudiants ont disparu, le premier le 5 février, le second le 22 février.

Pour l’instant, rien ne permet de lier les affaires entre elles. La police judiciaire a été saisie mardi par le parquet de Lille pour enquêter sur des affaires de disparitions suspectes dans le centre de Lille.

Thomas Ducroo, 26 ans a disparu le 5 février. Un autre étudiant de 22 ans, Jean-Mériadec Le Tarnec, n’a plus donné signe de vie depuis le 22 février. Ils n'ont pas été retrouvés, malgré des appels à témoins lancés par la sûreté départementale initialement chargée de ces affaires.

Selon la petite amie de Thomas, jointe par téléphone par Europe 1, les deux hommes ont "la même allure, ils sont grands et minces". Autres points communs, Thomas et Jean-Mériadec habitent le même quartier. Enfin, tous deux ont préféré rentrer à pied plutôt que de prendre leur voiture.

Ces deux affaires pourraient être liées à un troisième dossier, plus ancien. Disparu le 6 octobre 2010, le jeune homme de 33 ans avait été retrouvé mort cinq jours plus tard dans le canal de la Deûle.

La peur a gagné le quartier Vauban

A Vauban, la panique gagne les habitants et les commerçants. "Ça fait drôle quand même", explique l’un d’entre eux. "Le premier qu’on a retrouvé dans la Deûle, c’était dans le quartier Vauban. Le jeune homme qu’on a retrouvé, c’était Vauban aussi. Il venait de Vauban. Ca inquiète les gens énormément. A part le premier qui est tombé dans la Deûle, pour les autres on dit que c’est des agressions. C’est bizarre. C’est trop de similitudes. Même moi qui suis costaud, ça me fait peur ".

"Il y a de l’insécurité dans le Vieux Lille", déplore une commerçante. "Il faut faire quelque chose. Tout le monde est inquiet. On ne peut plus sortir le soir, on ne peut plus rien faire".

Les recherches se poursuivent

Dans le quartier du Vieux-Lille, de nombreuses affichettes avec les photos des disparus ont été placardées sur les vitres des commerces pour susciter des témoignages.

Les recherches, lancées lundi, se poursuivaient mardi, "avec davantage de moyens", selon le parquet. La brigade cynophile de la gendarmerie arpente depuis mardi matin les rues du centre-ville proches des lieux de disparition. De nouvelles explorations de la Deûle sont également prévues dans la journée.

Accident, suicide, agression voire fuite… Aujourd’hui, les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse.