Des taxis "ripoux" mis en examen

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Des taxis "ripoux" mis en examen
7 chauffeurs de taxis marseillais ont été placés en garde à vue.@ MAXPPP
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Quatre chauffeurs de taxi ont été mis en examen pour abus de confiance mercredi à Marseille.

Courses truquées, compteurs trafiqués, faux bons de transports ou encore escroqueries au préjudice des organismes sociaux... Quatre chauffeurs de taxis ont été mis en examen mercredi pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux. Placés sous contrôle judiciaire, ils ont interdiction d'exercer leur activité professionnelle et devront s'acquitter d'une caution, a indiqué le procureur adjoint de la République, Michel Raffin.

Sept hommes, âgés d'une quarantaine d'années, avaient été arrêtés à leur domicile lundi. Trois d'entre eux avaient été remis en liberté mardi et seront convoqués ultérieurement par la juge Karine Molco, selon une source proche de l'enquête.

Les policiers de la brigade financière, dirigée par le commandant Christian Samat, ont recueilli des aveux partiels des chauffeurs. Depuis plusieurs mois, ces suspects escroquaient systématiquement les clients qu'ils prenaient à la gare Saint-Charles, en pleine centre de la Cité phocéenne. Ils leur remettaient notamment de faux bons de transports remis. Déjà en 2009, une enquête similaire de la Sûreté départementale avait permis de montrer que les taxis indélicats multipliaient par trois leur chiffre d'affaires par ces moyens.

Une "petite équipe à détruire"

Ce coup de filet est salué dans la profession. "Le chauffeur de taxi (de ce réseau) est de mauvaise fois. Il va embrouiller une personne qui ne parle pas français", a expliqué, au micro d’Europe 1, Charles Gilardenghi, le président d'un groupement de taxis et chargé de mission à la mairie de Marseille. "Ils sont une petite équipe, mais moi je voudrais la détruire", a-t-il confié.

"On appelle ça des brebis galeuses" :

Au terme de la procédure, les chauffeurs devraient par ailleurs être convoqués devant le conseil de discipline des taxis qui se réunit deux fois par an. Ils risquent "des peines de radiation", a expliqué Charles Gilardenghi.