Des tags néonazis et homophobes sur les murs de Toulouse

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Des tags néonazis et homophobes sur les murs de Toulouse
@ @LDJ Paris
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Le maire socialiste Pierre Cohen s'est dit "profondément choqué" par la découverte d'inscriptions antisémites et homophobes.

L’INFO. Des croix gammées et des inscriptions antisémites et homophobes ont été taguées sur plusieurs bâtiments du cœur de Toulouse, dans la nuit de samedi à dimanche. L'Espace des diversités et de la laïcité, qui a pour vocation d'accueillir les victimes de discriminations et qui héberge en particulier un centre LGBT (lesbiennes, gays, bi- et transsexuels) a été visé, ainsi que le local de campagne du candidat du Parti de gauche aux municipales, celui du Front de gauche, le cinéma art et essai Utopia, l'entrée de l'Université Toulouse 1 Capitole (droit, économie, gestion) et le cimetière de Salonique.



Des plaintes déposées. En plus de croix celtiques, emblèmes de l'ultra-droite, des inscriptions s'en prennent au Crif (Conseil représentatif des institutions juives), assimilent juifs et homosexuels, s'attaquent aux francs-maçons. L'inscription "Toulouse nationaliste" a été couchée sur le trottoir devant le local du Front de gauche.  La municipalité et la liste du candidat du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin, ont indiqué avoir porté plainte. Le maire socialiste Pierre Cohen, qui s'inquiète régulièrement de la montée des haines en France depuis environ deux ans, s'est dit "profondément choqué" et a pressé la police "de faire la lumière le plus rapidement possible sur cette affaire". "Ces messages de haine sont un danger pour notre République. Il est de notre responsabilité de ne pas laisser s'installer ce climat délétère aux relents des années noires", s'est-il ému dans un communiqué.

Valls, "condamne avec la plus grande fermeté". Lundi, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a assuré que tout était fait pour identifier et juger les auteurs ces . Le ministre "condamne avec la plus grande fermeté" ces tags, disent ses services dans un communiqué. L'Intérieur parle d'actes "lâches et insoutenables (...) qui ne peuvent que nous révulser" et qui "salissent la ville de Toulouse". Les auteurs ont "délibérément visé les symboles de ce qui fait notre vie en collectivité. Tout est mis en œuvre afin de les identifier et de les interpeller pour qu'ils répondent de ces agissements coupables".

Une "quenelle party" sur la place du Capitole. Dimanche toujours, une vingtaine de personnes ont répondu dimanche après-midi à un appel à une "quenelle party" sur la place du Capitole, le coeur de Toulouse, selon la police. Réunies par les réseaux sociaux et se réclamant des "quenelliers toulousains", revêtues d'un tee-shirt noir frappé d'une quenelle, elles se sont prises en photo en train d'effectuer le geste popularisé par Dieudonné.

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