Des questions autour du suicide d'une gendarme

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Des questions autour du suicide d'une gendarme
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Une douille suspecte a été retrouvée dans l'appartement de Myriam Sakhri.

C'est un nouvel élément dans l'enquête sur la mort d'une femme gendarme à Lyon, dans le Rhône, en septembre dernier. Une douille vient d'être retrouvée dans l'appartement de la victime, Myriam Sakhri, ce qui pourrait remettre en question la théorie du suicide, comme le rapporte Le Parisien.

Affaire classée sans suite

Myriam Sakhri, une femme gendarme de 32 ans, avait été retrouvée morte dans son appartement de fonction de la caserne Delfosse, à Lyon, une balle dans la poitrine, le 23 septembre dernier. Les enquêteurs avaient alors conclu qu'il s'agissait d'un suicide. Et l'affaire avait été classée sans suite.

Mais la famille de Myriam Sakhri ne veut pas en rester là. Elle a déposé plainte contre X "pour homicide volontaire, harcèlement moral et provocation au suicide" afin de rouvrir l'enquête. Et ce, pour deux raisons précises.

La famille a des doutes

D'une part, Myriam Sahkhri était en conflit ouvert avec sa hiérarchie. Elle avait d'ailleurs confié à son beau-frère, Gérard Piegay, se sentir "menacée", peu de temps avant le drame. A tel point qu'elle comptait même "déposer plainte pour remarques racistes et harcèlement moral". Et, d'autre part, toujours d'après son beau-frère, Myriam Sahkhri "n'était pas déprimée et venait de réussir le concours pour devenir officier de police", d'après Le Progrès.

Or, le week-end dernier, un nouvel élément est venu semer un peu plus le trouble auprès de la famille de Myriam Sakhri, déjà sceptique. Alors qu'ils débarrassaient son logement de fonction, sur la demande expresse de la caserne, des proches ont trouvé une douille de 9 mm derrière le canapé.

Un oubli de la police ?

"La police scientifique aurait oublié une douille" dans l'appartement de Myriam Sahkri après avoir réalisé des tests de sonorité de tirs. Une explication qui fait douter les proches de la jeune femme. La famille a donc l'intention de demander l'ouverture d'une instruction afin de se constituer partie civile. En attendant, elle doit faire le point sur l'enquête chez le procureur de la République vendredi.