Des dirigeants d’entreprise séquestrés

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Des dirigeants d’entreprise séquestrés
Cinq dirigeants ont été retenus vendredi à l'usine Constellium de Ham, dans la Somme.@ MAX PPP
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Retenus sur le site de Ham, dans la Somme, cinq responsables de Constellium ont pu s’échapper.

Les salariés de Constellium ont voulu exprimer leur colère. Depuis vendredi matin, cinq responsables du du groupe de transformation d'aluminium étaient séquestrés par de ssalariés du groupe sur le site de Ham, dans la Somme. Les salariés souhaiteaint ainsi protester contre la volonté du groupe de supprimer 127 postes sur 200.  Parmi le spersobnnes retenues se trouvait le président de cette activité pour le monde de Constellium, Paul Warton, le directeur pour la France, Hervé Pelcerf, ainsi que deux dirigeants du site de Ham. Une cinquième personne, responsable des ressources humaines du site, initialement retenue, avait été relâchée entre temps par les salariés.

Les dirigeants "ont pris la fuite", profitant d'une "diversion" au moment de la visite d'un gradé de la gendarmerie vers 2 heures pour s'engouffrer dans une ouverture taillée dans une grille du site de fabrication de profilés en aluminium, a expliqué Benoît Merelle, délégué syndical CTC. "Un commandant de gendarmerie est venu nous voir, on a fait une réunion, et pendant ce temps-là, de l'autre côté de l'usine, ils ont fait une opération en découpant le grillage et en débroussaillant l'accès pour faire le chemin. Ils les ont fait sortir par là", a expliqué le syndicaliste. "Les salariés sont écoeurés par l'attitude de la direction", a-t-il commenté.

"Il n y a pas de dialogue"

Les salariés n’ont obtenu aucune avancée. "Il n'y a pas de dialogue. On n'a obtenu aucune avancée concrète" alors que les syndicats demandent la pérennisation du site et soutiennent un projet de réindustrialisation du site, qui a reçu l'intérêt d'un fonds d'investissement, mais a été repoussé par Constellium, a regretté Benoît Merelle.

Les salariés du site de Ham, menacé par un plan social annoncé en février supprimant 127 postes en raison de la mise à l'arrêt d'une des deux presses à aluminium du site, avaient profité d'une visite de Paul Warton vendredi matin pour l'interpeller sur l'avenir de leur usine.

Après une rencontre houleuse, les salariés étaient sortis de l'usine et avaient fermé les grilles à l'aide de cadenas, enfermant les cinq dirigeants qui se trouvaient à ce moment-là dans les bureaux.

Vendredi soir, une tentative de médiation du sous-préfet avait échoué, les salariés estimant que la proposition de la direction, à savoir se retrouver pour négocier lundi dans un hôtel à une trentaine de kilomètres de là, était purement dilatoire.