Défenestrée : "vrai traumatisme" au collège

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Défenestrée : "vrai traumatisme" au collège
La jeune fille de 15 ans s'est jetée du septième étage de son immeuble@ MAXPPP
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A Paris, une adolescente s'est jetée du septième étage, en présence de son petit frère.

Elle est morte sur le coup. Darling, une adolescente de 15 ans s'est donnée la mort en se jetant du sixième étage d'un immeuble du 18e arrondissement de Paris, jeudi en début de soirée. D'après les informations recueillies par Europe 1, la jeune fille se trouvait seule avec son petit frère lorsqu'elle s'est défenestrée, vers 19 heures. Ce geste pourrait être en lien avec une dispute qui a éclaté un peu plus tôt, avec quatre de ses copines de collège. Toutes ont d'ailleurs été entendues jeudi soir.

La piste de la "pression psychologique"

L'enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs. Les policiers tentent de confirmer s'il s'agit bien d'un suicide. Les 15 adolescents ont quitté les lieux avant le drame mais la maman de Darling s'interroge sur la possibilité que certains soient restés dans les étages et l'aient poussée par la fenêtre.

Les enquêteurs explorent également la piste de la "pression psychologique" voire d'une "incitation au suicide". Tout se serait envenimé sur le réseau social Facebook. Les conversations électroniques de la victime vont désormais être analysées par la brigade de protection des mineurs. "C'est une affaire compliquée", a estimé une source proche de l'enquête, incitant à la prudence.

"Il y aurait peut-être eu une dispute entre cette jeune fille et ce groupe d'adolescentes", a expliqué une autre source proche de l'enquête. "Mais pour l'instant on n'en sait pas plus. On essaie actuellement de comprendre pourquoi un groupe de jeunes filles s'est rendu chez elle et pourquoi elle s'est suicidée", a précisé cette même source.

Cellule psychologique au collège

Une cellule psychologique a été mise en place vendredi au collège de l'adolescente. Le drame a provoqué "un vrai traumatisme", a dit Philippe Fatras, inspecteur d'académie chargé du second degré qui s'est rendu au collège dans la matinée. "Les élèves étaient effondrés, très choqués, d'autant que certains ont été témoins sinon de la scène, du moins immédiatement après", a-t-il ajouté.

Si nécessaire, la cellule sera maintenue lundi et ses membres (médecins, infirmières scolaires, psychologues) restent "à la disposition des familles" pendant le week-end, a dit Philippe Fatras. En principe, les cours reprennent lundi, a-t-il ajouté.