Défenestration : pas de piste sataniste
La police devant l'immeuble du drame. © MAXPPP

Il s'agirait d'un simple drame familial. Trois personnes ont été mises en examen.

Deux hommes et une femme ont été mis en examen lundi, deux jours après la mystérieuse défenestration de douze personnes, samedi à La Verrière, dans les Yvelines. Une petite fille de quatre mois avait trouvé la mort. L'enquête s'oriente désormais vers une dispute familiale qui aurait mal tourné, écartant la piste sataniste évoquée dans un premier temps.

La piste d'une dispute familiale

Francisco Constantin, l'homme retrouvé nu sur le palier de l'appartement où se sont déroulés les faits, a été mis en examen pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", a précisé le procureur de la République. Les deux autres personnes mises en examen sont sa belle-soeur, Eurydice, ainsi que son beau-frère Benjamin. Ils sont poursuivis pour "violences volontaires avec arme avec une ITT supérieure à huit jours".

Selon le scénario établi par les enquêteurs, Francisco Constantin aurait agressé sa propre famille et celle de sa femme qui l'hébergeait. Il se serait notamment battu à coup de couteaux avec son beau-frère.

"Aucun lien avec la religion"

Cet accès de fureur aurait effrayé les autres membres de la famille qui auraient alors décidé de prendre la fuite en passant par la fenêtre. Mais ils n'auraient pas sauté, choisissant plutôt de descendre le long du mur avant de chuter.

Francisco Constantin continue d'assurer, de son côté, qu'il s'était levé, nu, pour aller donner le biberon à son bébé. C'est alors que, selon lui, les occupants de l'appartement l'auraient pris pour "le diable". Cette affaire n'a "aucun lien avec la religion, ni avec le satanisme", a répété pour sa part le procureur de la République, Michel Desplan.