De retour de Syrie, une mère de famille radicalisée mise en examen et écrouée

  • A
  • A
De retour de Syrie, une mère de famille radicalisée mise en examen et écrouée
Cette femme été mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, soustraction d'enfant et délaissement de mineur. Elle a été écrouée.@ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Partagez sur :

Cette femme d'une trentaine d'année, radicalisée, avait été interpellée à Roissy le 10 octobre.

Elle avait quitté l'Isère en 2014 pour rejoindre les terres du djihad avec son compagnon et leurs quatre enfants : de retour de Syrie, une mère de famille a été mise en examen vendredi à Paris par un juge antiterroriste et écrouée, selon une source judiciaire. À l'issue de quatre jours de garde à vue, elle a été mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, soustraction d'enfant et délaissement de mineur, selon cette source.

Un départ en 2014.Cette femme, âgée d'une trentaine d'années, avait été arrêtée lundi à Roissy, après son expulsion de Turquie, avec trois des quatre enfants du couple. Devant les enquêteurs, elle a expliqué qu'elle voulait revenir en France depuis longtemps. En août 2014, elle avait quitté Villefontaine (Isère) avec son compagnon, converti à l'islam sous le prénom de Zayed, en compagnie de trois fillettes nées de leurs précédentes unions, et de leur bébé d'un mois et demi. Ils avaient rejoint la frontière turco-syrienne via la Suisse.

Soustraction de mineur. Le compagnon était parti "en essayant de brouiller les pistes, en faisant croire qu'il était au Maroc", avait à l'époque dénoncé la procureur de la République d'Orléans, où était instruite une plainte pour "soustraction de mineur par ascendant" déposée par la mère de sa fille. Cette dernière ne faisait pas partie du vol en provenance d'Istanbul, selon une source proche de l'enquête. Les deux autres fillettes, agées de 7 et 5 ans devaient être remises à leur père, tandis que le petit garçon, âgé de deux ans, devait, lui, faire l'objet d'un placement.

Suspicion de décès. On ignore ce qu'il est advenu du compagnon radicalisé. "Il y a eu une suspicion de décès en août 2015 mais ça n'a jamais été confirmé", selon la source proche de l'enquête. Une enquête préliminaire avait été ouverte en octobre 2014 par la section antiterroriste du parquet de Paris pour association de malfaiteurs antiterroriste en octobre 2014. Le parquet avait été avisé en août dernier que sa conjointe cherchait à quitter la zone irako-syrienne.