Dans la salle de sport de Lahouaiej Bouhlel, on se souvient d'un "frimeur" et d'un "dragueur"

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Dans la salle de sport de Lahouaiej Bouhlel, on se souvient d'un "frimeur" et d'un "dragueur"
@ AFP
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Trois jours après l'attentat de Nice, les témoignages concernant le conducteur du camion se multiplient. 

Le 14 juillet à Nice, un poids lourd a fauché des centaines de personnes sur la Promenade des Anglais, causant au moins 84 morts. Dans la petite salle de sport du centre de Nice que fréquentait jusqu'à il y a deux ans environ Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les abonnés se souviennent d'un "frimeur", un "dragueur", a raconté dimanche à l'AFP un témoin.

"Il draguait tout ce qui bouge". "Limite, il était lourd", quand il tentait de séduire des femmes, rapporte ce témoin. Une femme qui avait eu à subir ses avances en parle, toujours selon ce témoin, comme de "quelqu'un qui draguait tout ce qui bouge". Mohamed Lahouaiej avait aussi pendant un temps pris des cours de salsa dans cette même salle de sport, où officiait le soir un professeur de danse. "Pour certains, c'est un moyen d'accrocher des femmes, de faire des rencontres", constate le même témoin.

"Il prenait pas mal de trucs pour se muscler". Présenté comme "quelqu'un qui venait faire du sport pour faire le beau" et qui "dessinait son corps pour plaire", le tueur au camion s'adonnait surtout à des séances de musculation. Selon un autre témoin de cette salle de sport, cité par Nice-Matin, Mohamed Lahouaiej "prenait pas mal de trucs pour se muscler, il se piquait avec des stéroïdes anabolisants, pour la gonflette".