Cybercriminalité : la France particulièrement vulnérable

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Cybercriminalité : la France particulièrement vulnérable
@ AFP
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Un rapport sur les menaces de sécurité indique que la France est particulièrement exposée en matière de cybercriminalité.

Après la cyberattaque de la chaîne TV5 Monde, la semaine dernière, et celles, à moindre échelle et sans lien établi, lundi, des sites de l'Union de Reims, de l'Ardennais, la France est-elle bien protégée contre ce type d'agressions ? L'institut Symantec, qui vient de publier son 20ème rapport estime que non. Europe 1 vous le dévoile en exclusivité.

En un an, la France est passée du 15ème au 14ème rang mondial des pays où la cybercriminalité est la plus active. Ainsi, chaque jour en 2014, un million de nouveaux logiciels malveillants ont été découverts dans les ordinateurs français. Soit une hausse de 25 % sur un an, avec notamment une nouveauté : la prise en otage de vos fichiers contre rançon. Laurent Heslaut, expert en cybersécurité chez Symantec, en explique le principe : "Un logiciel malveillant va crypter, chiffrer tous vos fichiers et le cybercriminel va simplement vous demander une  rançon pour pouvoir récupérer ses données. En fait, il va déchiffrer ces données pour vous les rendre." Le tout, bien sûr, en échange du paiement d'une rançon. "En moyenne, ils demandent 300 euros. Mais ne vous inquiétez pas, toute la procédure est très bien expliquée de manière à ce que vous soyez capable de payer", précise le spécialiste.

Les entreprises, une cible privilégiée. Evidemment, lorsque ce sont des entreprises qui sont ciblées, la rançon peut s'élever à plusieurs dizaines voire centaines de milliers d'euros. Dans le viseur des hackers, les petites entreprises et les très grosses, en particulier celles du secteur privé. Les cibles des cybercriminels ont évolué. "Le secteur visé a changé. Dans notre précédent rapport, on constatait que le secteur public et les collectivités locales étaient attaqués en premier. Cette année, ce sont plutôt l'industrie et les services", indique le spécialiste.

Anticiper les cyberattaques. D'après Laurent Heslaut, compte tenu des risques actuels, "la question n'est plus est-ce que je vais être attaqué, mais quand ?" Il s'agit donc pour les entreprises de parer aux attaques en se préparant au mieux à celles-ci. Mais, les conclusions du rapport affirment a contrario que la France n'est pas prête à faire face à ce genre d'agressions. Ainsi, parmi les entreprises du CAC40, seul un tiers s'est doté d'un centre opérationnel de sécurité - autrement dit, une équipe dédiée spécifiquement à la cybermenace.

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