Corbeil-Essonnes : les parents vont porter plainte

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Corbeil-Essonnes : les parents vont porter plainte
@ Maxppp
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Leur fille de 9 ans, grièvement blessée lors d’affrontements, est toujours dans le coma.

Les parents de la petite Daranca, blessée dimanche en marge d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, avaient déjà accusé la police par médias interposés. Ils franchissent une étape de plus mardi : leur avocat Me Joseph Cohen-Sabban a annoncé à Europe 1 qu’ils avaient l'intention de déposer une plainte contre X.

Pour l’avocat, pas de doute, la fillette "a été touchée par un tir policier". Il a raconté la scène à Europe 1 : "la fille, la mère, d’autres enfants sortent d’un parc. Ils veulent traverser. La mère se met alors en protection de sa fille par rapport au jet de projectiles des voyous sur sa gauche". Mais la petite est touchée à la tempe droite, donc du côté des forces de l’ordre.

"C'est la trace évidente d'un flashball"

L’avocat précise que le certificat médical établi par les médecins fait état d’un "impact rond, régulier, de 5 cm". "C’est la trace évidente d’un flashball", conclut le défenseur des parents.

Me Joseph Cohen-Sabban tient à préciser que la plainte de la famille ne vise pas à "stigmatiser les policiers". Il pointe cependant "un vrai problème de commandement dans le dispositif de maintien de l’ordre, un dysfonctionnement qui a entraîné ce tir".

La fillette se trouve toujours plongée dans un coma artificiel à l’hôpital Necker, à Paris. Son pronostic vital n’est toutefois pas engagé.

De son côté, "l'IGPN (inspection générale de la police nationale, ndlr) et la sûreté départementale de l'Essonne ont été chargées d'apporter toute la lumière tant sur les circonstances de cette embuscade que sur l'origine des blessures de la fillette", avait expliqué lundi au micro d'Europe 1 Pascal Garibian, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN). "Personne ne peut dire aujourd’hui, et les parents n’étaient pas sur place, donc ils ne peuvent pas plus que d’autres dire ce qui s’est passé", avait affirmé le ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur Europe 1.