Contrefaçon : quand la gendarmerie investit 27 parfumeries

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Contrefaçon : quand la gendarmerie investit 27 parfumeries
@ MAXPPP
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Une vaste opération de gendarmerie a été lancée mardi contre la chaîne de parfumerie espagnole Equivalenza dans une enquête pour contrefaçon.

Où se situe la frontière entre imitation et contrefaçon ? Mardi, les gendarmes français ont mené une opération contre une chaîne de parfumerie soupçonnée de faire de la contrefaçon de grandes marques tout en ayant pignon sur rue. L'imitation, c'est le concept même de cette chaîne de parfumerie fondée en Espagne, qui assume parfaitement cette idée, jusque dans son nom : "Equivalenza", pour équivalence, en français.  

Numéro 129 = Chanel n°5. Le principe est simple  et repose  sur un "tableau de concordance" proposé par l'enseigne. Si vous aimez le Chanel n°5, vous trouverez son imitation chez Equivalenza, sous le numéro 129. La différence se situe bien sur dans le prix : 15 euros au lieu de 80 euros pour 50 ml.

Les dizaines de parfums de la marque espagnole ne portent qu'un simple numéro, se rapportant à un modèle de marque. Ainsi pas de fantaisie, ni de dépense marketing inutile. Les flacons sont identiques quelle que soit la référence et les emballages restent similaires. Cerise sur le gateau : une fois le flacon vide, il est possible de venir le remplir dans une boutique de la chaîne pour un coût encore moindre.

27 boutiques investies par les gendarmes. Sauf que cette idée de génie n'a pas du tout plu aux grands fabricants. Ces derniers ont déposé plainte cet été. Le problème n'est même pas que les parfums ne sont pas toujours très bien imités-il n'existe pas de brevet en la matière- mais bien l'utilisation de ce tableau de correspondance avec les grandes fragrances. Et le fait que c'est avec cet argument qu'Equivalenza appâte le chaland.

Mardi matin, les 27 boutiques installées en France ont donc vu débouler les gendarmes de la section de recherches de Paris. Les militaires ont saisi les stocks et les patrons de ces franchises ont été interrogés. Sans doute un coup d'arrêt pour la marque espagnole en France, dont une quinzaine de nouvelles enseignes devaient ouvrir d'ici Noël.