Contrats en Iran : Total renvoyé en correctionnelle pour "corruption"

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Contrats en Iran : Total renvoyé en correctionnelle pour "corruption"
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Dans cette affaire, des fonds auraient été versés de façon illicite par des dirigeants du pétrolier français à des décideurs iraniens pour s'assurer l'obtention du marché iranien. 

L'INFO. Le groupe français Total a été renvoyé en correctionnelle pour "corruption d'agents publics étrangers" dans l'enquête sur des contrats pétroliers et gaziers avec l'Iran, a indiqué mardi une source judiciaire, confirmant une information de Charlie Hebdo.

Son ancien PDG, Christophe de Margerie, avait également été renvoyé pour ce même chef le 15 octobre. Mais les poursuites le concernant se sont terminées avec son décès quelques jours plus tard dans un accident à Moscou.

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Christophe de Margerie mis en examen en 2007. L'affaire, ancienne, porte sur plusieurs contrats d'attribution de droits d'exploitation de champs pétrolifères et gaziers conclus dans les années 1990 et 2000, et notamment un contrat avec la compagnie pétrolière nationale iranienne (NIOC). Christophe de Margerie avait été mis en examen en 2007 par l'ancien juge d'instruction Philippe Courroye pour "corruption d'agents publics étrangers" et "abus de biens sociaux". A l'époque, M. de Margerie était directeur pour le Moyen-Orient du géant français. Plusieurs cadres de Total avaient également été placés en garde à vue, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Mettre la main sur le marché iranien. Deux autres personnes - deux intermédiaires iraniens - sont renvoyées en correctionnelle. Dans cette affaire, des fonds auraient été versés de façon illicite par des dirigeants du pétrolier français à des décideurs iraniens, entre 1996 et 2003, en vue de s'assurer l'obtention du marché iranien.

Une enquête avait également été conduite aux Etats-Unis, les autorités américaines cherchant à savoir si le groupe pétrolier avait enfreint la loi américaine anticorruption. Mais Total avait accepté de transiger pour clore la procédure, moyennant le versement de 398 millions de dollars.