Condamné pour avoir giflé le principal de son fils

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Condamné pour avoir giflé le principal de son fils
Le prévenu a affirmé n'avoir asséné qu'une "petite claque" au principal.@ MAXPPP
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Le père d'un collégien d'Indre-et-Loire a écopé de quatre mois de prison ferme.

Quand les relations entre parents et corps enseignant dérapent, la justice finit par trancher. Un homme de 40 ans a écopé mardi de quatre mois de prison ferme pour avoir giflé le principal du collège de son fils à Montlouis, en Indre-et-Loire. A l'origine de l'affaire selon La Nouvelle République, une altercation entre l'adolescent de 14 ans et le conseiller principal d'éducation (CPE). Le ton monte et le père se rend au collège, affirmant que son fils aurait reçu une gifle du CPE.

"On ne peut pas accepter que le papa vienne dans le collège"

Lors de l'audience, le père a reconnu avoir ensuite "bousculé" le CPE et asséné une "petite claque" au principal. Une "petite gifle" qui vaudra tout de même à la victime une hémorragie du tympan et une interruption temporaire de travail de trois jours. "On ne peut pas accepter que le papa vienne dans le collège, n'écoute que la version de son enfant et s'en prenne, de manière physique, au conseiller principal d'éducation et ensuite au chef d'établissement", a commenté sur Europe 1 Guy Charlot, inspecteur d'académie.

Derrière cette affaire, restent des accusations de racisme. La famille appartient à la communauté des gens du voyage sédentarisés et le père affirme que son fils subit des discriminations de la part d'un surveillant. "On est mis à part, ce n'est pas normal", a-t-il lancé devant la cour, selon La Nouvelle République. "Mes enfants sont traités de gitans, de manouches, comme moi je l'ai été quelques dizaines d'années plus tôt", a fustigé le père.

Un aménagement de peine ?

Il soutient avoir porté plainte à plusieurs reprises contre le surveillant en question, sans qu'aucune suite ne soit donnée. Ce à quoi le procureur a simplement rétorqué que le tribunal n'était "pas réuni pour juger des histoires antérieures".

Mettant en avant le caractère "turbulent" et "fier à bras" du collégien, le procureur a en outre souligné que le père était arrivé au collège "très remonté, avec l'idée d'en découdre". L'inspecteur d'académie, lui, affirme qu'"avec cette famille, on a un souci depuis le début de l'année. On en est à la troisième altercation avec le papa". Quant à l'établissement, "c'est un collège qui accueille une partie de population d'enfants des gens du voyage", avec lesquels "cela se passe très bien". La peine de quatre mois de prison, prononcée en comparution immédiate, pourra éventuellement être aménagée par un juge d'application des peines.