Condamné en appel pour avoir abattu un chat à coups de fusil

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Condamné en appel pour avoir abattu un chat à coups de fusil
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Un ex-gendarme a été condamné par la Cour d'appel d'Orléans pour avoir abattu un chat avec son fusil. Il avait été relaxé en première instance.

La cour d'appel d'Orléans a condamné vendredi un ancien gendarme âgé de 62 ans, accusé d'avoir abattu un chat avec son fusil, et qui avait été relaxé au bénéfice du doute en première instance par le tribunal correctionnel de Blois. Le 16 avril 2013 une habitante de Celettes (Loir-et-Cher) découvrait son jeune chat agonisant, mortellement blessé par des plombs de chasse, dans le jardin de son voisin et ancien gendarme. Celui-ci faisait rapidement figure de principal suspect.

Le sexagénaire est en effet réputé pour son caractère irascible. Le 1er janvier 2012, au lendemain d'un réveillon de Nouvel An qu'il avait jugé trop bruyant, il avait ainsi menacé ses propres enfants avec un fusil, avant de tirer un coup de feu. Devant la cour d'appel, l'homme a reconnu avoir fait usage d'une carabine à air comprimé contre le chat surpris en train de faire ses besoins dans son jardin, afin, a-t-il dit, que l'animal "comprenne que (son) jardin n'est pas un lieu d'aisance".

500 euros d'amende.  La cour d'appel d'Orléans a estimé en conséquence être en possession "d'indices graves, précis et concordants" et l'a condamné à une amende de 500 euros, dont la moitié avec sursis. L'ancien gendarme devra également verser 3.600 euros de dommages et intérêts et autres frais d'avocats à la propriétaire du chat, à ses filles, ainsi qu'à la Fondation Brigitte Bardot et à la Société protectrice d&es animaux, qui s'étaient constituées parties civiles.