Collision TER-TGV près de Pau : des rongeurs à l'origine

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Collision TER-TGV près de Pau : des rongeurs à l'origine
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Les animaux auraient endommagé les gaines d'isolement des câbles ayant provoqué le passage anormal d'un feu de signalisation au vert.

INFO. Quand  l'action de rongeurs provoque un accident ferroviaire faisant 40 blessés… La collision d'un TER et d'un TGV près de Pau, le 17 juillet dernier, serait en effet en partie due à l'action de ces petites bêtes qui ont endommagé des câbles. Le train régional avait percuté le TGV en raison d'un signal anormalement passé au vert. Ces conclusions sont issues d'un rapport mis en ligne samedi soir par la SNCF.

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Une "conjonction technique exceptionnelle et sans précédent". Dans son rapport, la SNCF présente les conclusions de son enquête interne et précise que le défaut d'isolement est lié à une "conjonction technique très exceptionnelle et sans précédent".

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Selon la compagnie, cette conjonction a impliqué le "cumul de trois événements": "l'action de rongeurs sur les gaines d'isolement des câbles, malgré le dispositif de précaution existant, le fait que les deux fils détériorés étaient situés à l'extrémité de la chaîne électrique commandant le signal, enfin une séquence défavorable provoquant la mise en contact de deux fils électriques, comme des vibrations ou encore la mise en tension des circuits voisins".

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Des fils exposés et une réaction en chaîne. C'est donc parce que les fils électriques étaient en partie exposés qu'ils ont été mis en contact et ont amené le signal à passer au vert alors que le TER reliant Pau et Dax aurait dû rester à l'arrêt en attendant que le TGV Tarbes-Paris devant lui reparte. Le TER a donc repris une vitesse normale de 120 km/h jusqu'à ce que le conducteur aperçoive le TGV et tente de freiner, sans avoir cependant assez de marge pour éviter la collision.

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10.000 installations à contrôler. Le circuit électrique se trouvait à l'intérieur d'une guérite dite de cantonnement. Vendredi soir, le directeur général sécurité de la SNCF, Alain Krakovitch, avait déjà assuré que l'incident n'était pas lié à une erreur humaine, le TER n'ayant pas franchi de signal rouge et l'agent de maintenance de la signalisation n'étant pas en cause. 

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La SNCF précise que d'ici la fin du mois de septembre, toutes les autres installations similaires, au nombre de 10.000, seront vérifiées, afin de contrôler "l'isolement de l'installation" et les "équipements présents dans la guérite et, notamment, le bon état des fils et câbles électriques".  "Un réexamen approfondi des normes de conception physique de la protection de ce type d'installations et de leurs normes d'entretien est engagé", a-t-elle ajouté.