Colère des familles "des disparus de l'Isère"

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Colère des familles "des disparus de l'Isère"
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Elles ont découvert mardi sur Europe 1 que la justice s'apprête à classer le dossier.

1983 - 1996. Entre ces deux dates, une dizaine de garçons et filles, de 5 à 16 ans, ont été tués ou ont disparu dans l'Isère.

Ces neuf affaires n'ont toujours pas été élucidées... Pourtant, mardi sur Europe 1, les familles ont appris que la justice s'apprêtait à classer le dossier. En écoutant l'émission Café Crimes de Jacques Pradel, elles ont découvert que le numéro mis en place par les enquêteurs était désactivé depuis plusieurs semaines.

A l'antenne, Ferouz Bendouiou ne cache pas sa colère. Sa soeur (notre photo) a disparu dans l'Isère à l'âge de 10 ans, en 1987.

Les familles "choquées"

"Je suis très choquée d'apprendre sur Europe 1 que ce numéro n'est plus valable. Déjà au départ, il n'y avait personne au bout du fil quand on appelait, juste un répondeur (...). Et à quoi bon mettre en place un numéro pendant des années, si on ne relance pas régulièrement des appels à témoins", a dénoncé Ferouz Bendouiou, interrogée après l’émission par Alain Acco, journaliste au service "faits divers" d'Europe 1.

Une enquête relancée en 2008

En juillet 2008 pourtant, l'enquête avait été réouverte :





















Le parquet général de Grenoble a expliqué mardi avoir failli mettre un terme à l'enquête, il y a quelques semaines déjà. Des vérifications, les dernières, se poursuivent. Elles ne nécessitent pas que le numéro vert soit encore actif. Ce dernier n'était plus pertinent. Il ne remontait plus de nouvelles informations, a expliqué Veronique Denizot, substitut général à la Cour d’Appel de Grenoble, au journaliste Alain Acco.


Dans cette affaire, les familles ont toujours dénoncé l'inertie de la justice.