Cocaïne volée : le brigadier des "Stups" mis en examen

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Cocaïne volée : le brigadier des "Stups" mis en examen
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Le parquet avait demandé le placement en détention de ce policier des Stups. Un deuxième brigadier a été placé sous le statut de témoin assisté. 

L'INFO. Le brigadier soupçonné d'avoir volé 52 kg de cocaïne au siège de la PJ parisienne, a été mis en examen mercredi. Ce policier de 33 ans doit désormais comparaître devant un juge des libertés et de la détention (JLD), qui doit statuer sur son placement en détention, réclamé par le parquet de Paris.

L'homme a été mis en examen pour détournement ou soustraction de biens par une personne dépositaire de l'autorité publique, et transport, détention, offre, cession de drogue, ainsi que pour blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée, a précisé la source judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte. 

Le deuxième policier témoin assisté. Arrêté lundi, un de ses collègues, un gardien de la paix d'une trentaine d'années, a en revanche échappé à la mise en examen, sortant du bureau du juge sous le statut de témoin assisté, statut intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. 

Les deux policiers déférés. Au terme de plusieurs jours de garde à vue, les deux policiers avaient été déférés un peu plus tôt dans la journée. Pour le brigadier interpellé samedi à Perpignan, le procureur a demandé son incarcération. Concernant le second, un placement sous contrôle judiciaire a été demandé. 

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96 heures de mutisme. Le principal suspect, "bien noté", en poste aux Stups' depuis plusieurs années, avait été interpellé samedi soir, pendant ses vacances à Perpignan. Les enquêteurs de l'IGPN, la police des polices, le soupçonnent d'avoir volé 52 kilos de cocaïne au siège de la police judiciaire parisienne. Mais tout au long de ses 96 heures de garde à vue, le fonctionnaire a gardé le silence, ne donnant aucun indice aux enquêteurs sur les motivations de son vol présumé. Il a également refusé de se soumettre à un test de dépistage de consommation de stupéfiants.

Mais des indices qui s'accumulent. Mais des éléments troublants ont conforté les enquêteurs dans l'idée qu'il s'agit bien du principal suspect dans cette affaire. Les enquêteurs ont notamment retrouvé d'importantes sommes d'argent liquide dans ses affaires. Ils ont également mis à jour un patrimoine immobilier conséquent. La somme de 16.020 euros a été saisie dans le sac que portait le policier au moment de son interpellation, ainsi que 8.790 euros à son domicile parisien, selon le parquet de Paris. Le brigadier a affirmé avoir gagné cet argent en jouant à des jeux en ligne. 

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Un deuxième policier suspecté de complicité. Concernant le deuxième suspect, il s'agit d'un collègue qui travaille dans le même petit groupe d'enquête au sein de la Brigade des Stups'. Ce dernier a été arrêté lundi soir et placé en garde à vue pendant 37 heures. Les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale le soupçonnent d'avoir facilité l'accès au brigadier jusqu'à la fameuse salle où sont gardés les scellés.

On sait notamment que ce gardien de la paix, âgé de 30 ans, a des compétences en serrurerie. D'après les informations d'Europe 1, il a même chez lui du matériel pour dupliquer des clés. Peut-être a-t-il fait une copie de la clé qui ouvre la salle des scellés ? Toujours selon les informations d'Europe 1, sur un document manuscrit saisi chez le brigadier, figure le nom de ce deuxième policier, avec une somme d'argent inscrite en face. Les enquêteurs le soupçonne donc de mouvements de fonds suspects avec le principal suspect.

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