Clermont-Ferrand : un professeur d'échecs condamné pour agressions sexuelles

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Clermont-Ferrand : un professeur d'échecs condamné pour agressions sexuelles
Le prévenu, qui organisait des séances d'initiation à l'heure du déjeuner au sein de l'établissement scolaire suivies par 70 enfants, a reconnu les faits sur cinq élèves âgés de 6 à 8 ans entre janvier et mai 2013.@ DENIS CHARLET / AFP
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L'homme de 33 ans animait des séances d'initiation à l'heure du déjeuner dans un établissement catholique. Il a reconnu les faits sur cinq élèves, âgés de 6 à 8 ans.

Un homme de 33 ans, qui animait des ateliers d'échecs au sein de l'école primaire catholique de Saint-Alyre, à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, a été condamné mercredi à trois ans d'emprisonnement pour des atteintes et agressions sexuelles sur cinq élèves datant de 2013. Sa peine a été assortie d'une mesure de suivi socio-judiciaire de 7 ans avec obligation de soin. Il lui a également été interdit d'exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.

Une "pulsion incontrôlée et irrépressible". Le prévenu, qui organisait des séances d'initiation à l'heure du déjeuner au sein de l'établissement scolaire suivies par 70 enfants, a reconnu les faits sur cinq élèves âgés de 6 à 8 ans entre janvier et mai 2013, date à laquelle une élève de CM1 se confiera à ses parents et dénoncera les faits.

À la barre, l'homme visiblement très mal à l'aise raconte "la curiosité malsaine" avec laquelle il regardait quelques mois auparavant les fichiers pédopornographiques qu'il avait téléchargés, avant de passer à l'acte, sous l'effet d'une "pulsion incontrôlée et irrépressible".

Un "prédateur". À chaque fois, le même mode opératoire en plein atelier : il prenait sous la table la main des enfants, la posait sur son sexe dénudé puis la retenait pour leur imposer de le masturber. "C'était un rapport de dominant. J'ai utilisé la sexualité dans le rapport maître-élève. Ça a été une expérience autour de ma sexualité, une nouveauté", a analysé le prévenu à qui il a été reproché par le ministère public et les avocats des parties civiles de ne pas avoir complètement pris conscience de la gravité de ses actes.

"Il s'est comporté comme un prédateur à l'égard des enfants", a jugé le représentant du ministère public Thierry Griffet, qui avait requis 4 ans d'emprisonnement, assorti d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans.