"Chemise arrachée" à Air France : "une victoire, mais une petite victoire" selon le syndicaliste CGT

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RÉACTION - L'inspection du travail a refusé mercredi de valider le licenciement du syndicaliste CGT dans l'affaire de la "chemise arrachée".

INTERVIEW

Jeudi, l'affaire de la "chemise arrachée" à Air France a connu un nouveau rebondissement. L'inspection du travail a refusé de valider le licenciement de Vincent Martinez, syndicaliste CGT accusé de violence sur deux vigiles et le DRH de l'entreprise, Xavier Broseta, le 5 octobre dernier. "C'est une victoire mais une petite victoire parce qu'on a appris que la direction d'Air France a décidé de déposer un recours hiérarchique auprès du ministre du Travail", a modéré le syndicaliste, jeudi, dans Europe 1 Soir. Après ces débordements qui avaient fait le tour du monde, quatre autres employés d'Air France ont été licenciés. Le délégué CGT bénéficie d'un statut protégé en sa qualité de délégué du personnel : la loi prévoit que l'inspection du travail soit saisie.

"J'avais soi-disant entraîné la chute du DHR et du deuxième vigile mais ce qu'a démontré l'inspection du travail, c'est qu'il n'y avait aucune faute lourde me concernant et que le licenciement était injustement demandé", a insisté le syndicaliste, qui ne nie pas avoir pris part à la "bousculade". "Il y a eu des attestations et des preuves qui ont été amenées pour prouver que ce n'était pas une action intentionnelle de faire tomber ce vigile, monsieur Brusetta et l'autre vigile." Plus de trois mois après les faits, Vincent Martinez exprime des regrets.

"Je ne peux que regretter". "Je ne peux que regretter, alors je ne regrette pas le geste d'avoir manifesté contre le plan de la direction mais aujourd'hui, je ne peux que regretter où ça nous a mené : trois mois de mise à pied (qui vont devoir lui être payés après la décision de l'inspection du travail, ndlr), une demande de licenciement et tous mes autres collègues qui ont été licenciés." En attendant la décision de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui a quatre mois pour se prononcer, Vincent Martinez va être réintégré. Et sera au travail dès jeudi soir.