Charlie Hebdo, cible récurrente d’attaques

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Charlie Hebdo, cible récurrente d’attaques
@ AFP/MIGUEL MEDINA
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Dans le passé, les locaux du magazine ont déjà été visés par des attaques, notamment en 2011.

C’est un véritable carnage qui s’est déroulé mercredi matin à Charlie Hebdo. Douze personnes au moins ont été tuées dans une fusillade qui a éclaté dans les locaux de l’hebdomadaire satirique. Un attentat particulièrement violent, qui fait suite à plusieurs attaques dont a déjà été victime Charlie Hebdo.

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Les caricatures de Mahomet. Le journal hebdomadaire s’est mainte fois illustré par son traitement acerbe de l’islam. Il avait notamment publié plusieurs caricatures du prophète Mahomet qui lui ont valu les foudres de musulmans fondamentalistes. En février 2006, l'hebdomadaire, comme plusieurs journaux européens, reprend 12 caricatures de Mahomet publiées par le quotidien danois Jyllands-Posten, au nom de la liberté de la presse. Sa une la plus emblématique représentait le prophète musulman disant : "C’est dur d’être aimé par des cons".

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Charlie Hebdo

© Charlie Hebdo

Les locaux de Charlie visés. En novembre 2011, un cocktail Molotov avait été lancé sur les locaux de Charlie Hebdo, dans le 20e arrondissement de Paris. Le feu avait entièrement dévasté les bureaux. Au même moment, son site internet avait été piraté. Sa page d’accueil avait été remplacée par une photo de La Mecque et des versets du Coran. Une semaine avant, l’hebdomadaire avait publié un numéro spécial baptisé "Charia Hebdo".

Ces précédentes attaques avaient suscité une vague de soutien. Le quotidien Libération avait ainsi proposé à Charlie Hebdo de l’héberger le temps de trouver de nouveaux locaux.

Le journal avait déménagé dans ses nouveaux bureaux du 11e arrondissement de Paris il y a six mois environ. ."Ca fait huit ans qu'on vit sous la menace, qu'il y a des protections mais il n'y a rien à faire contre des barbares qui viennent avec des kalachnikov", a réagi Richard Malka, l'avocat de l'hebdomadaire. La rédaction de Charlie Hebdo était sous protection policière.