L'assaillant des Champs-Élysées ne s'était pas rendu à deux convocations de la DGSI en mai pour "raisons de santé"

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L'assaillant des Champs-Élysées ne s'était pas rendu à deux convocations de la DGSI en mai pour "raisons de santé"
Adam D. était dans le collimateur de la DGSI.@ Thomas SAMSON / AFP
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En mai, la DGSI avait convoqué par deux fois Adam D., l'auteur de la tentative d'attentat sur les Champs-Élysées. Convocations auxquelles il ne s'était pas rendu pour "raisons de santé".

L'assaillant des Champs-Elysées ne s'est pas rendu à deux convocations en mai de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), invoquant "des raisons de santé". Une nouvelle convocation de la DGSI avait été envoyée à Adam D. fiché par la police pour radicalisation mais il est passé à l'acte juste avant, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP, confirmant une information de TF1.

Lundi, Adam D. a foncé avec sa voiture chargée de deux bonbonnes de gaz et d'armes sur un fourgon de gendarmes sur l'avenue parisienne des Champs-Elysées. Il est décédé peu après, sans faire de victimes dans l'attaque.

Pas de perquisitions à son encontre.Cet homme de 31 ans, titulaire d'une autorisation de détention d'armes dans le cadre de sa pratique du tir sportif, avait demandé son renouvellement en novembre 2016. La préfecture de l'Essonne avait accédé à sa demande en 2017. Aucune perquisition administrative n'a été menée à son encontre, les services ne disposant pas "de raisons sérieuses" de penser que son comportement constituait "une menace pour la sécurité et l'ordre publics". Le préfet de l'Essonne n'avait donc pas décidé cette opération, un temps envisagée.

Adam D. fiché dès 2015 par la DGSI. Adam D. avait été fiché en 2015 par la DGSI sur la base d'un signalement turc de sa présence à la frontière gréco-turque. La Turquie est un pays connu pour être une voie d'accès privilégiée des jihadistes européens vers la Syrie.

L'homme avait fait l'objet d'une fiche de recherche Interpol (aujourd'hui inactive) à la demande de la Tunisie pour des faits datant de 2013, ont expliqué des sources proches du dossier. Il avait alors été "repéré dans un appartement où il y avait des armes et des gens proches de la mouvance jihadiste", selon une source proche du dossier.