Cellule Cannes-Torcy : le parquet requiert le renvoi aux assises de 20 suspects

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Cellule Cannes-Torcy : le parquet requiert le renvoi aux assises de 20 suspects
@ AFP
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Le parquet a requis le renvoi de 20 membres présumés de cette cellule djihadiste démantelée en 2012 et soupçonnée d'un attentat à la grenade dans une épicerie juive de Sarcelles. 

Le parquet a requis le 10 novembre le renvoi aux assises de 20 hommes, membres présumés de la cellule djihadiste de Cannes-Torcy démantelée en 2012. Ce groupe est notamment soupçonné d'un attentat contre une épicerie juive de Sarcelles, dans le Val d'Oise, a indiqué vendredi une source judiciaire, confirmant une information d'iTÉLÉ. 

Plus de deux ans avant les attentats de Paris, elle avait été décrite par les services antiterroristes français comme la plus dangereuse démantelée en France depuis la vague d'attentats des années 1990. Au début de l'enquête avait été découvert le matériel nécessaire à fabriquer des bombes dans un box de Torcy, en Seine-et-Marne, loué par le leader présumé du groupe, Jérémie Bailly, 28 ans. L'autre leader présumé du groupe, Jérémy Sydney, un petit délinquant converti à l'islamisme radical, avait été tué le 6 octobre 2012 par des tirs de réplique de policiers venus l'arrêter dans un appartement de Strasbourg.

Si les juges antiterroristes devaient suivre les réquisitions du parquet, les membres du groupe devront également répondre de projets d'attentats contre des militaires du sud de la France. Certains comparaîtraient devant les assises spéciales pour leur participation à une filière djihadiste syrienne, dont Ibrahim Boudina, soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat sur la Côte d'Azur à son retour en France en avril 2014.

Un ami de celui-ci, Rached Riahi, sera vraisemblablement jugé en son absence. Comme Boudina et un troisième Cannois, Abdelkader Tliba, il avait quitté la France peu avant le démantèlement de la cellule à l'automne 2012. Mais, à l'inverse de ses deux amis, il est toujours en Syrie, où il aurait gravi les échelons au sein des jihadistes francophones du groupe Etat islamique (EI).

Le parquet a requis un non-lieu pour deux des mis en examen, dont Yann Nsaku, un ancien espoir du football, passé par le centre de formation du club anglais de Portsmouth avant de se convertir à l'islam radical après une blessure. Les vingt hommes dont le parquet demande la mise en accusation sont âgés de 21 à 32 ans.