Ce que l’on sait sur l’assaillant abattu par la police jeudi

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Ce que l’on sait sur l’assaillant abattu par la police jeudi
L'homme a été abattu par la police jeudi alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat du 18e arrondissement.@ © ANNA POLONYI / AFP
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L'homme a été abattu par la police jeudi alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat du 18e arrondissement de Paris.

Qui est-il ? "Ce que nous savons aujourd'hui", c'est "qu'il est sans doute d'origine tunisienne, et que son nom serait Tarek Belgacem ", a expliqué Bernard Cazeneuve, dimanche matin, sur Europe 1. L’homme avait fait usage de fausses identités, une habitude. Quelques heures après l’attaque devant le commissariat de la goutte d’Or, jeudi, on a d’abord cru qu’il s’appelait Ali Sallah. Il avait donné ce nom aux gendarmes qui l’avaient arrêté pour vol de lunettes de soleil sur la côte d’Azur, en 2013. A cette époque, il disait être né au Maroc en 1995.

Depuis, des personnes qui se présentent comme étant ses parents ont appelé de Tunisie. Ils ont dit avoir reconnu leur fils Tarek Belgacem comme étant l’assaillant.

Où vivait-il ? "Il aurait séjourné dans plusieurs pays de l'Union européenne, le Luxembourg, la Suisse, l'Allemagne", a confirmé Bernard Cazeneuve lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ. Il s’est à chaque fois fait remarquer pour des petits larcins ou parce qu’il était en situation irrégulière. 

Selon les journaux allemands, l'homme tué jeudi vivait "dans un foyer de demandeurs d'asile" dans l'ouest de l'Allemagne, que la police a perquisitionné samedi. Bernard Cazeneuve n’a toutefois pas confirmé cette information : "Je ne suis tout simplement pas sûr qu’elle soit exacte", a-t-il ajouté.

L'hebdomadaire Welt am Sonntag affirme que l'homme s'était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Dans le foyer, il aurait peint sur un mur avec des inscriptions relatives à l’Etat Islamique, selon l'édition en ligne du Spiegel. Il aurait également posé en photo avec un drapeau de Daech, le mois dernier.

A-t-il agi seul ? Interrogé sur la possibilité qu’il ait des complices, le ministre de l'Intérieur a répondu qu'il n'en n'avait pas eu connaissance.