Cambrioleur tué en Isère : le tireur libéré, deux hommes en garde à vue

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Cambrioleur tué en Isère : le tireur libéré, deux hommes en garde à vue
L'homme qui avait tiré sur son cambrioleur a été libéré, dimanche@ AFP
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Le sexagénaire avait été agressé dans son lit avec son épouse. "Il a tiré parce qu'il a eu peur", assure son avocat. 

Le sexagénaire qui a tué un cambrioleur d'un coup de fusil vendredi soir, en Isère, a été laissé libre dimanche tandis que deux complices du cambrioleur ont été placés en garde à vue, selon des sources concordantes.

"Totalement effondré par ce drame". "La version de mon client a visiblement été confirmée par les éléments de l'enquête", a indiqué Me Jean-Félix Luciani, l'avocat du tireur. Le sexagénaire avait été agressé dans son lit avec son épouse, à leur domicile de Bonnefamille, à 40 km au sud-est de Lyon. Son fils, âgé de 37 ans, réveillé par les cris de sa mère dans une maison voisine, a tiré un premier coup de feu pour faire fuir les malfaiteurs. Le père s'est ensuite emparé d'un fusil et a tué le cambrioleur de 48 ans, indiquant qu'il avait vu ce dernier revenir vers lui. "Il a tiré parce qu'il a eu peur", a souligné Me Luciani, précisant que son client était "totalement effondré par ce drame". "On n'a pas affaire à des cowboys", a insisté l'avocat.

Deux complices en garde à vue. Le cambrioleur, connu de la justice et originaire du quartier sensible des Minguettes à Vénissieux, dans le Rhône, n'avait pu être ranimé par les pompiers. Une autopsie de son corps doit être pratiquée lundi matin. Le tireur et son fils, qui avaient été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte pour homicide volontaire, ont été libérés dimanche midi, sans être déférés au parquet de Grenoble, qui n'a pas pu être joint. Par ailleurs, deux des complices du cambrioleur, âgés d'une vingtaine d'années, se sont rendus à la gendarmerie en Isère dimanche après-midi, selon des sources concordantes. Ils ont été placés en garde à vue. Le parquet de Vienne, qui est en charge de l'enquête pour vol avec violence, n'a pas souhaité communiquer à propos de ce dossier.