Calais : le suspect avoue avoir violé et tué la petite Chloé

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Calais : le suspect avoue avoir violé et tué la petite Chloé
@ AFP
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Le suspect arrêté et placé en garde à vue, mercredi soir, a reconnu avoir violé et tué la fillette.

L'info. Le Polonais de 38 ans, interpellé, mercredi soir à Calais, à proximité du lieu où a été retrouvé le corps de la fillette de neuf ans peu après son enlèvement, a reconnu l'avoir violée et tuée, selon des sources proches de l'enquête.

Cette information a été confirmée lors d'une conférence de presse, jeudi matin, par le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, qui a déclaré que le suspect avait reconnu son "implication dans le meurtre de l'enfant", dès le début de sa garde à vue. L'homme, avait été arrêté en fin de journée, mercredi, à proximité du bois où a été retrouvé le corps dénudé de la petite Chloé, à peine deux heures après son enlèvement dans un square du quartier Beau-Marais, à Calais. La police scientifique a constaté "l'existence de traces de strangulation et de violences sexuelles" sur le corps de l'enfant, a déclaré le magistrat, le tout ayant été corroboré par une autopsie pratiquée jeudi matin.

Arrivé en France le matin même. L'homme de 38 ans, bien connu des services de police, a déclaré lors de sa garde à vue, qu'il venait d'arriver de Varsovie, le matin même des faits, a indiqué le procureur qui a détaillé le scénario du drame. Selon les dires du suspect, celui-ci était de passage et comptait se rendre chez sa sœur, en Angleterre. Mercredi après-midi, la fillette s'est approchée de lui et l'a arrosé avec un pistolet à eau. Il l'a alors empoignée et contrainte à monter à l'arrière de son véhicule, a indiqué le procureur.

La garde à vue du suspect a été prolongée de 24 heures jeudi soir. Il n'y a pas de difficulté particulière pour expliquer cette prolongation, mais simplement le souhait de "prendre le temps de boucler au mieux" l'enquête, a ajouté le parquet.

Expulsé en Pologne en 2014. Condamné à deux reprises par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, en 2004 et 2010, pour extorsion avec violence, séquestration et vol aggravé, ce Polonais avait fait l'objet d'une interdiction de territoire lors de sa deuxième condamnation. Mais cette interdiction de territoire prononcée par le tribunal n'était "pas applicable" au regard des infractions alors commises, a précisé, jeudi, le procureur Jean-Pierre Valensi. Cette décision ne "pouvait être amenée à exécution puisque son prononcé n'était pas légalement encouru pour les faits pour lesquels il avait été condamné", a-t-il ajouté.

En revanche, l'homme avait été remis aux autorités de son pays le 27 mars 2014 - six jours après avoir purgé sa peine de prison - en vertu de l'émission d'un mandat d'arrêt européen par la Pologne, a ajouté Jean-Pierre Valensi. La qualification choisie par le parquet sera "l'enlèvement suivi de mort" ainsi que "viol sur mineur de moins de 15 ans", a précisé le procureur.

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a assuré que "toute la vérité sera(it) faite pour comprendre l'itinéraire" du suspect, précisant que Bernard Cazeneuve, "le ministre de l'Intérieur est en contact notamment avec son homologue polonais" à ce sujet.

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