Cadavre découvert dans la Vilaine : un gardé à vue reconnaît avoir porté des coups

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Cadavre découvert dans la Vilaine : un gardé à vue reconnaît avoir porté des coups
Sur les sept personnes placées en garde à vue mardi matin, seules trois l'étaient toujours jeudi matin. (Photo d'illustration)@ ALEXANDRA TURCAT / AFP
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Placé en garde à vue depuis mardi matin, un jeu homme a reconnu avoir porté des coups au jeune Rennais dont le corps a été retrouvé flottant sur la Vilaine.

Une des personnes interpellées mardi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'un Rennais de 18 ans dont le corps avait été retrouvé il y a un mois flottant sur la Vilaine, a reconnu en garde à vue lui avoir porté des coups, a appris l'AFP jeudi auprès du parquet de Rennes. Le cadavre d'Erwan Monterrosa avait été découvert le 13 janvier caché dans un bidon flottant près d'une écluse par un kayakiste, à hauteur de Saint-Malo-de-Phily, au sud de Rennes.

Disparu le 28 décembre. La victime avait été égorgée et portait de multiples traces de coups au visage. Le jeune homme avait disparu fin décembre. La police avait lancé un appel à témoins, notamment sur les réseaux sociaux, précisant que sa famille était sans nouvelle de lui depuis le 28 décembre. Le 29 décembre, son véhicule avait été retrouvé sur une aire de covoiturage à Guichen, à quelques kilomètres au sud de Rennes.

Toujours trois personnes en garde à vue. Sur les sept personnes placées en garde à vue mardi matin, seules trois l'étaient toujours jeudi matin, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet, confirmant une information des quotidiens Ouest-France et Le Télégramme. Les quatre autres ont été levées mercredi soir par le juge d'instruction, a-t-il précisé. Il s'agit de trois hommes majeurs, dont l'un était mineur au moment des faits. "Deux d'entre eux sont suspectés d'être directement impliqués dans le meurtre d'Erwan Monterrosa, et le troisième est soupçonné d'être intervenu postérieurement pour immerger le corps dans la Vilaine", a expliqué le procureur.

Il conteste être l'auteur "du geste fatal". "L'enquête progresse rapidement et les auditions se poursuivent activement", a-t-il ajouté, "mais en l'état, seul un des deux gardés à vue directement impliqués, âgé de 19 ans, a reconnu avoir été présent et avoir porté des coups à la victime, tout en contestant formellement être l'auteur du geste fatal". L'autopsie a montré que la victime était morte égorgée à l'armée blanche.

Les faits se seraient déroulés le 28 décembre au soir, au domicile de ce jeune homme de 19 ans, à Saint-Jacques-de-la-Lande, une commune du sud de la métropole rennaise. Le procureur n'a pas souhaité s'exprimer sur les raisons et les circonstances du passage à l'acte. Selon les médias locaux, une dispute à propos d'une histoire de stupéfiants en serait l'origine.