Braquer un Quick pour faire le djihad en Syrie

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Braquer un Quick pour faire le djihad en Syrie
@ Maxppp
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Quatre membres d'une cellule islamiste ont été arrêtés par la DCRI, jeudi, à Paris.

L'un d'entre eux était sur le point de partir mener le djihad en Syrie. Quatre Français membres présumés d'une cellule islamiste radicale ont été interpellés jeudi à Paris par des policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Le leader du réseau arrêté. Âgés de 23 à 33 ans, ces quatre hommes faisaient partie d'une cellule de douze personnes suivies depuis à peu près un an par la DCRI et la direction du renseignement de la Préfecture de Paris. Deux d'entre eux ont été placés en garde à vue pour "vol avec arme en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste". Parmi eux figure le chef de file du réseau, un jeune homme âgé de 28 ans, selon les informations d'Europe 1.

A l'origine d'un braquage… Au cours des différentes perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé deux armes et des cagoules. Ils ont également mis la main sur le butin de leur dernier braquage, soit près de 3.000 euros au total. Il y a quelques jours, trois membres de la cellule islamiste, munis de deux armes de poing, avaient en effet attaqué un restaurant Quick à Coignières, dans les Yvelines. Un braquage qui devait leur permettre de financer un éventuel départ pour mener le jihad en Syrie.

… Pour financer leur départ en Syrie. La cellule dont font partie les suspects est en effet connue pour ses thèses anti-occidentales et antisémites. Certains d'entre eux avaient été aperçus en septembre 2012 lors de la manifestation de l'ambassade américaine à Paris. D'autres sont par ailleurs déjà partis combattre et le départ de l'un d'entre eux semblait imminent.

Il y a actuellement "plus d'une centaine de Français ou de résidents en France" qui combattent le régime de Bachar al-Assad en Syrie, dans les rangs de l'opposition officielle ou au sein de groupes jihadistes, a affirmé il y a quelques jours Manuel Valls. Selon des spécialistes du renseignement, environ 200 Français auraient choisi depuis un an et demi d'aller combattre en Syrie, devenue une des principales sources de préoccupation des services antiterroristes français.