Braquage éclair au Printemps-Haussmann

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Braquage éclair au Printemps-Haussmann
La couronne Talisman De Beers était exposée au Printemps Hausmann depuis le 13 février.@ Capture d'écran - site De Beers
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Une spectaculaire couronne incrustée de diamants était exposée. Elle n'aurait pas été dérobée.

Le braquage. Le braquage a eu lieu à l'heure de la sortie des bureaux, dans l'un des quartiers les plus fréquentés de Paris. Deux malfaiteurs s'en sont pris au stand du joaillier De Beers, au premier étage du grand magasin parisien Printemps-Haussmann. Ils auraient réussi à s'emparer d'un butin évalué entre deux et trois millions d'euros.

La couronne De Beers n'est pas dans le butin. 974 diamants bruts et polis et un spectaculaire diamant brut de 73 carats au sommet.  La couronne De Beers Talisman, créée en hommage au Jubilé de diamant de la reine d'Angleterre, est exposée à la boutique De Beers du Printemps Haussmann depuis le 13 février dernier. Elle est accompagnée d'un talisman, le Wonder, incrusté de 691 diamants dont un diamant central brut de 17 carats. Ces pièces d'exceptions ont pourtant été laissées de côté par les braqueurs. 

Le Talisman Wonder : 690 diamants et un diamant central brut de 17 carats :

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© Capture d'écran - site De beers


Perruques et armes semi-automatiques. Il était 18h45, soit un peu plus d'une heure avant la fermeture du Printemps-Haussmann, quand les deux braqueurs se sont dirigés vers le stand du diamantaire sud-africain De Beers. Les deux hommes, qui portaient probablement des perruques, étaient munis d'armes semi-automatiques. Les malfaiteurs, qui portaient également des gilets pare-balles, ont alors demandé à une vendeuse de la bijouterie d'ouvrir les vitrines.

Un braquage en douceur. Les deux hommes se sont faits remettre le contenu de deux vitrines, sans violence, sans coups de feu, sans même peut-être un éclat de voix. Puis ils sont sortis tranquillement en passant par un escalier de service à l'arrière du magasin. Un élément qui pourrait accréditer la thèse selon laquelle les braqueurs étaient bien renseignés. Ils n'ont pas fait usage de leurs armes et aucun blessé n'est à déplorer.

Pas de panique dans le magasin. A la fermeture du magasin à 20 heures, tandis que les enquêteurs entamaient leurs investigations à l'étage, les employés quittaient le magasin, pour la plupart sans faire de commentaire, la confidentialité leur ayant été demandée. Mais ils indiquaient qu'il n'y avait eu aucune panique : la plupart des clients et des employés ne se sont même pas rendu compte de l'attaque.

L'enquête a été confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne.