Bousculade dans un collège : sept élèves mis en examen

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Bousculade dans un collège : sept élèves mis en examen
@ DAMIEN MEYER / AFP
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Une bousculade dans un escalier d'un collège de Gennevilliers, le 6 octobre, a fait onze blessés dont un grave.

Sept adolescents ont été mis en examen vendredi pour violences volontaires après une bousculade survenue jeudi dernier dans un escalier de leur collège à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), au cours de laquelle onze élèves avaient été blessés, selon une source judiciaire. Les adolescents, âgés de 14 et 15 ans et scolarisés au collège Guy-Môquet de Gennevilliers, avaient été interpellés jeudi matin à leur domicile de cette commune à l'ouest de Paris.

La bousculade filmée. Vendredi, ils ont été présentés à un juge des enfants, qui les a mis en examen pour "violences volontaires en réunion dans un établissement scolaire". Deux sont également mis en examen pour avoir filmé la bousculade. "Ils rentrent à la maison ce soir et seront jugés ultérieurement" par un tribunal pour enfants, a précisé le parquet de Nanterre. Parmi eux, certains sont soupçonnés d'avoir "bloqué" le bas de l'escalier alors que leurs camarades se rendaient dans la cour, provoquant un attroupement sur les marches. D'autres, d'avoir "poussé".

Jusqu'à 35 jours d'ITT. Selon les premiers éléments de l'enquête, trois collégiens scolarisés en classe de 4e et 3e avaient fait barrage en bas des marches, avant de s'écarter brutalement, entraînant la chute des élèves qui étaient devant, piétinés ensuite par ceux qui se trouvaient derrière. Onze enfants âgés de 12 à 13 ans avaient été blessés dans la bousculade, avec des incapacités totales de travail allant jusqu'à 25, 30 et 35 jours.

Un traumatisme crânien. Parmi eux, une élève de 5e âgée de 12 ans avait été gravement blessée, atteinte d'un traumatisme crânien. Quatre autres présentaient une fracture aux membres, d'autres étaient blessés à une genou, à une cheville, aux jambes ou présentaient des symptômes en lien avec le stress. Le directeur académique des services de l'Education nationale des Hauts-de-Seine, Philippe Wuillamier, s'était ému d'un "jeu idiot aux conséquences graves".