Bourges : la "plus grande tristesse" policière

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Bourges : la "plus grande tristesse" policière
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REACTIONS - Le décès d'une policière, agressée à la préfecture, provoque de vives réactions.

Venu à la préfecture du Cher, à Bourges, demander en vain une autorisation de port d'arme, un homme de 33 ans a essuyé un refus net. Mécontent, le forcené est revenu armé d’un sabre japonais et a mortellement blessé une fonctionnaire de police. Depuis l’annonce du décès de cette dernière, les réactions se multiplient.

La direction générale de la police nationale (DGPN) a exprimé sa "plus grande tristesse" et "rend hommage au dévouement et au courage de cette policière et de ses collègues présents lors de l'intervention, dont l'un a été sérieusement blessé".

La DGPN, a poursuivi son porte-parole Pascal Garabian, "exprime à la famille de Mme Pavageau (mariée à un autre policier et mère de deux enfants) et à ses proches toute sa tristesse et sa profonde sympathie".

Claude Guéant "infiniment triste et bouleversé"

"Ce drame rappelle que le métier de policier est un métier de service quotidien public, un métier toujours dangereux qui mérite le respect et la considération", a également réagi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, tout en se disant "infiniment triste et bouleversé".

"L'agresseur est un professeur de sciences de la vie et de la terre, absolument pas connu des services de police mais qui, aux dires de l'autorité académique, donnait des signes de faiblesse dans son enseignement", a-t-il ajouté, au cours d'un bref point de presse à la préfecture.

La "profonde indignation" de Hollande

François Hollande a été le premier élu à réagir à son décès, faisant part de son "intense émotion" et de sa "profonde indignation". "Cette lâche agression, qui visait des représentants de l'autorité publique, dans les murs mêmes de la préfecture du Cher, est insupportable et doit recevoir la sanction la plus sévère", a-t- ajouté.

Le député de Corrèze a salué "le courage exceptionnel de cette policière qui a servi la République et accompli sa mission au prix de sa vie en s'interposant entre le forcené et une de ses victimes".  Le premier secrétaire par intérim, Harlem Désir, et Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité, l'ont suivi, s'inclinant au nom du PS "devant la mémoire de cette jeune policière".

"L'heure est au recueillement"

Le Premier ministre François Fillon a également rendu hommage à la victime en marge d'un déplacement à Tours. "Je voudrais d'abord rendre hommage, en votre nom à tous, à une jeune femme de 30 ans, mariée, mère de deux enfants, gardienne de la paix, qui a été lâchement attaquée dans l'exercice de ses fonctions à la préfecture de Bourges", a déclaré le chef du gouvernement.

Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP à l'emploi des forces de sécurité, a estimé que "le sacrifice de cette policière montre le comportement exemplaire des policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux au service de nos concitoyens". "L'heure est au recueillement", a ajouté la direction de l'UMP.