Bordeaux : un homme ouvre le feu dans une caserne

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Bordeaux : un homme ouvre le feu dans une caserne
@ Europe1/Stéphane Place
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INFO E1 - Le forcené aurait ensuite retourné son arme contre lui. Son pronostic vital est engagé.

INFO E1. Un homme armé s'est introduit mercredi après-midi dans une caserne militaire de Bordeaux, en Gironde, avant de retourner l'arme contre lui, selon les informations du correspondant d'Europe 1 sur place. Hospitalisé, son pronostic vital est engagé.



Les faits se sont produits aux alentours de 16 heures au sein de la caserne Xaintrailles. Un homme vraisemblablement âgé d'une vingtaine d'années, le visage dissimulé derrière un foulard, a pénétré dans l'enceinte de l'édifice militaire. Il aurait menacé un gardien avec une arme de poing avant d'ouvrir le feu en visant à proximité de cet employé d'une société de sécurité privée.



Encerclé, il se tire une balle dans la tête. L'assaillant a ensuite pris la fuite dans la caserne en tirant deux autres coups de feu. "Les policiers sont immédiatement intervenus et l'ont mis en joue", a expliqué au micro d'Europe 1, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Gironde, Jean-Claude Borel-Garin. "Il a alors mis son arme au niveau de sa tête et un policier lui a demandé de la jeter. Un policier a alors fait usage de son flashball pour arriver à le désarmer mais il a repris son arme et s'est tiré une balle dans la tête", a-t-il poursuivi, en ajoutant que les fonctionnaires n'ont pas fait état d'une quelconque déclaration de cet individu.



Des motivations inconnues. "De nombreuses interrogations se posent quant à l'identité de l'individu, quant à l'origine des armes et des munitions dont il a été trouvé porteur et quant à ses intentions", a indiqué au micro d'Europe 1, la procureur de la République, Marie-Madeleine Alliot. "On se demande pourquoi il a pénétré illégalement dans une enceinte militaire et ces nombreuses interrogations devront trouver réponse", a-t-elle ajouté. Selon les premiers éléments de l'enquête, le pistolets et les munitions pourraient être d'origine turque.