Bientôt des fouilles sur les disparues de Perpignan ?

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Bientôt des fouilles sur les disparues de Perpignan ?
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ENQUÊTE - Les policiers sont persuadés qu'ils ne retrouveront pas vivantes les deux femmes.

Presque deux mois après leur disparition, Marie-Josée et sa fille Allison sont toujours introuvables. Peu confiants à l'idée de retrouver les deux femmes vivantes, les enquêteurs espèrent attaquer la phase des recherches rapidement, rapporte Midi Libre.

"Plusieurs sites intéressants". Où rechercher la femme et la fille de Francisco Benitez, le principal suspect qui s'est suicidé en emportant plusieurs secrets ? "Plusieurs sites intéressants" sont déjà listés par la police judiciaire, souligne le quotidien régional. Les enquêteurs ont déterminé des lieux en partant des déplacements connus de Francisco Benitez à partir du dimanche 14 juillet, date de la disparition des deux femmes. "On pense que s’il s’est débarrassé des corps, c’est entre ce dimanche et le mardi, peut-être le mercredi", confie à Midi Libre un proche du dossier. Les enquêteurs en sont à peu près sûrs, "si c'est bien lui, il n'est pas allé les enterrer à Malaga", ajoute la même source en s'appuyant sur la reconstitution de l'essentiel de ses trajets.

perpignan, francisco benitez

© Capture YouTube

De nouvelles perquisitions payantes. L'appartement de fonction de Francisco Benitez a de nouveau été visité par les policiers en charge du dossier ces derniers jours. Des traces de sang et deux housses de téléphones portables ressemblant à celles des deux disparues y aurait été trouvées... mais sans les téléphones, croit savoir France 3. Une information démentie par des sources policières.

"Elle est quelque part, mais pas en vie". Chez les proches des deux femmes, le fatalisme prédomine. "Là c'est définitif. Ma sœur, elle est quelque part... mais pas en vie, ça c'est certain", lâche dépitée Edwige Barbet, soeur de Marie-Josée et tante d'Allison. Un peu plus tôt, les enquêteurs assurent avoir retrouver des traces d'ADN de la mère dans un lave-linge de la caserne où travaillait le père, et celles de la fille dans un congélateur appartenant là encore à "Paco", le surnom de Francisco Benitez. Un congélateur curieusement déplacé, selon le témoignage d'un homme qui aurait aidé Benitez à effectuer la manoeuvre.

Autant d'éléments qui ôtent de l'espoir aux proches... et qui renforcent leur conviction. Pour Edwige Barbet, pas de doute : "Paco" , il est pour quelque chose dans cette histoire, sinon, il ne se serait pas suicidé".