Attentats : deux suspects arrêtés en Autriche contrôlés sur l'île de Leros

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Attentats : deux suspects arrêtés en Autriche contrôlés sur l'île de Leros
@ GUENTER SCHIFFMANN / AFP
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ATTENTATS DE PARIS - Comme les trois kamikazes du Stade de France, les deux suspects arrêtés en Autriche le week-end dernier ont été contrôlés sur l'île grecque de Leros.

Les deux suspects arrêtés en Autriche le week-end dernier ont été contrôlés parmi des migrants sur l'île de Leros, en Grèce le 3 octobre, le même jour que deux des trois kamikazes du Stade de France, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.

Faux passeports syriens. Les deux hommes, arrêtés dans un foyer de migrants de Salzbourg et présentés comme algérien et pakistanais, sont arrivés en octobre de Syrie en Autriche en compagnie d'auteurs des attentats et munis de faux papiers syriens, a écrit le journal autrichien Kronen Zeitung. "Ils ont été contrôlés le 3 octobre par les autorités grecques sur l'île de Leros", a indiqué une source proche de l'enquête. Le rapprochement a pu être effectué grâce à leurs empreintes, a précisé la source.

Ce jour-là, sur l'île de Leros, deux des trois kamikazes qui s'étaient fait exploser au Stade de France le 13 novembre avaient aussi été contrôlés parmi les migrants fuyant la guerre en Syrie. Les deux kamikazes, dont l'identité n'est toujours pas connue, avaient présenté de faux passeports syriens.

Salah Abdeslam en contact avec ces faux migrants ? Des vérifications sur un lien possible entre les deux hommes arrêtés en Autriche et le Français résidant en Belgique Salah Abdeslam, suspect clé des attentats parisiens, sont également en cours, selon une source policière française. Toujours en fuite et visé par un mandat d'arrêt international, cet homme de 26 ans avait été fortuitement contrôlé le 9 septembre en Autriche dans une voiture immatriculée en Belgique, en compagnie de deux autres hommes, selon le ministère autrichien de l'Intérieur.

Selon le quotidien Salzburger Nachrichten jeudi, Abdeslam serait allé chercher ses deux passagers à la frontière serbo-hongroise, alors traversée quotidiennement par des milliers de migrants. Ces informations n'ont pas été confirmées. Salah Abdeslam a par ailleurs été soupçonné par les autorités hongroises d'avoir, au cours d'un autre déplacement en septembre, pris en charge des personnes arrivées avec le flux de migrants à la gare de Budapest-Keleti.