Attentats à Paris : l'état d'urgence étendu outre-mer

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Attentats à Paris : l'état d'urgence étendu outre-mer
@ MEHDI FEDOUACH / AFP
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Mardi, des élus d'outre-mer avaient réclamé cette extension de l'état d'urgence à leurs territoires.

Le gouvernement a décidé d'étendre à l'outre-mer l'état d'urgence, décrété vendredi soir en métropole par François Hollande après les attentats de Paris, a annoncé mardi soir la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Ces derniers jours, des élus de la Réunion, de Mayotte et de Martinique avaient demandé l'extension à leur territoire de l'état d'urgence décrété vendredi soir dans l'Hexagone et la Corse par le chef de l'Etat après les attentats de Paris et Saint-Denis.

Un décret mercredi. "Au regard des récentes évolutions annoncées par le président de la République pour répondre à la menace terroriste, le gouvernement a décidé d'étendre l'état d'urgence à la Guadeloupe, à la Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion ainsi qu'à Saint-Barthélemy et Saint-Martin", a déclaré la ministre dans un communiqué. Un décret en ce sens sera présenté mercredi matin au Conseil des ministres, qui examinera également un projet de loi pour prolonger de trois mois l'état d'urgence.

"Cohérence". "Cette application se justifie par une nécessité de cohérence et de renforcement du dispositif de sécurité, au moment où l'état d'urgence s'inscrit dans la durée et sera prolongé pour trois mois par une loi soumise au Parlement" jeudi et vendredi, a ajouté George Pau-Langevin.

Perquisitions. L'état d'urgence permet notamment d'interdire la circulation des personnes et d'instituer des zones de protection et de sécurité, de procéder à des réquisitions de personnes ou de biens, d'interdire des réunions ou manifestations, d'ordonner des perquisitions à domicile de jour comme de nuit, d'assigner à résidence toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics et d'ordonner la remise d'armes et de munitions. George Pau-Langevin a précisé que l'état d'urgence ne s'appliquerait en revanche pas dans les collectivités du Pacifique ni de Saint-Pierre-et-Miquelon "au regard des spécificités géographiques". Là, c'est "le stade de vigilance 'Vigipirate renforcé' qui reste maintenu".