Attentats à Nice : "il est probable aussi qu'il y ait des victimes indirectes" (Kierzek)

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Polytraumatisés, urgences relatives ou victimes indirectes : de quoi souffrent les blessés qui affluent dans les hôpitaux de Nice ?

Quelques mois après les attentats de Paris, Nice a été la cible jeudi soir d'une attaque terroriste. Un camion blanc a foncé sur la foule réunie sur la Promenade des Anglais après le feu d'artifice du 14-Juillet. Au moins 84 personnes sont mortes et 18 demeurent en état d'urgence absolue. Après un tel événement, les hôpitaux doivent faire face à plusieurs types de patients, explique Gerald Kierzek, médecin d'Europe 1 : "polytraumatisés, urgences relatives puis victimes indirectes". 

Des polytraumatisés et des urgences relatives. En premier lieu, les équipes de secours font face à des polytraumatisés. "C'est comparable à des blessures lors d'un accident d'autobus ou un piéton percuté par un véhicule à plusieurs dizaines de km/h. Ce sont des blessures au niveau du bassin, de l'abdomen ou du thorax, et donc des hémorragies internes qui peuvent rapidement mettre en jeu le pronostic vital", détaille Gérald Kierzek. Viennent ensuite d'autres victimes, dites "urgences relatives", "parce qu'il s'agit probablement de fractures". 

De probables victimes indirectes. Le décompte exact des victimes est en cours, mais "il est probable aussi qu'il y ait des victimes indirectes", observe le médecin. "Les mouvements de foule et la panique ont pu provoquer un piétinement et on imagine que les plus faibles, les enfants aient pu être piétinés par la foule affolée. Ça alourdit le bilan", note-t-il. "Il va probablement falloir les prendre en charge dans les heures et dans les jours qui viennent", précise-t-il. Pour lui, "c'est un autre type de blessures, qu'on pourrait appeler un sur-accident ou des sur-victimes".