15/07/2016 - 06h57

Attentat à Nice : ce qu'on sait à 7h

© AFP

La France à nouveau touchée. Quelques mois après les attentats de Paris, c'est Nice, jeudi soir, qui a été la cible d'une attaque terroriste. Vers 23 heures, un camion blanc a foncé sur la foule et roulé sur plus de 2 km sur la Promenade des Anglais, à Nice, juste après le feu d'artifice du 14-Juillet. Au moins 84 personnes sont mortes et 18 demeurent en état d'urgence absolue. 

Une attaque soudaine. Comme dans de nombreuses villes de France, la foule était réunie, nombreuse, sur la célèbre Promenade des Anglais pour le traditionnel feu d'artifice du 14-Juillet. L'attaque a été soudaine. "Tout d'un coup, on a entendu des grands cris et on n'a pas compris", a raconté un témoin, joint par Europe 1. "On a vu un gros camion, genre un 35 tonnes blanc qui rentrait dans la foule, qui est monté sur le trottoir et qui écrasait tout le monde", a-t-il poursuivi. "Il y avait des morts partout, partout, partout sur la chaussée, c'était une horreur". 

Le tueur identifié. Après deux kilomètres de course folle et un échange de tirs avec la police, le terroriste a été abattu. Des papiers retrouvés dans le camion indiquent qu'il est franco-tunisien. Âgé de 31 ans et domicilié à Nice, il est seulement connu pour des faits de droit commun, selon une source policière.

État d'urgence prolongé. Peu avant 4 heures, François Hollande s'est exprimé à la télévision, évoquant "une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié". "Nous devons tout faire pour que nous puissions lutter contre le fléau du terrorisme", a estimé le chef de l'Etat. Le président de la République a annoncé sa décision de prolonger l'état d'urgence et de faire appel à la "réserve opérationnelle"  - composée de volontaires avec ou sans expérience militaire - pour assurer la surveillance du territoire. "Nous allons encore renforcer notre action en Irak et en Syrie", a par ailleurs assuré François Hollande, qui se rendra aujourd'hui à Nice avec Manuel Valls.

Safety Check sur Facebook, plan blanc à l'hôpital. Comme il l’avait fait lors des attentats du 13-Novembre, le réseau social Facebook a activé son dispositif Safety Check, qui permet à ses utilisateurs niçois de se signaler “en sécurité”. Le Centre hospitalier universitaire de Nice a déclenché le Plan Blanc

Cellules psychologique et de crise ouvertes. Une cellule psychologique a été mise en place au centre universitaire méditerranéen, ainsi qu'un numéro d'information : le 04 93 72 22 22. La cellule d'aide aux victimes du quai d'Orsay, déjà activée lors des attentats de 2015, est opérationnelle avec un numéro d'urgence. Il s'agit du 01 43 17 56 46

"L'horreur à la une de la presse".De nombreux journaux ont ouvert avec l'attentat de Nice. "L'horreur, à nouveau", en une du Figaro avec l'image d'un camion criblé de balles après l'attentat de Nice. "Carnage à Nice", titre Nice Matin avec l'image de corps recouverts par des draps blancs. "L'horreur", regrette La Provence avec cette même image. "Nice : carnage pendant le feu d'artifice", écrit L'Est Républicain.