Attaques de centre-forts : un fugitif de haut-vol interpellé

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Attaques de centre-forts : un fugitif de haut-vol interpellé
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Ce braqueur chevronné était en fuite depuis sa condamnation dans l’affaire des braquages de centre-forts commis en 2011, dont celui d’Orly qui avait coûté la vie à un convoyeur.

INFO EUROPE 1

Sa cavale aura duré six mois. Jaroslaw Gruszka a été interpellé vendredi à Paris par les policiers de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO). Selon les informations recueillies par Europe 1, ce braqueur chevronné de 33 ans a été arrêté dans une rue du XVIe arrondissement de Paris par les policiers qui le recherchaient depuis plusieurs mois. Sur lui et à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé un pistolet automatique de calibre 9 mm chargé, ainsi que 13 kg de résine de cannabis et 12.000 euros en espèces.
 
 Surnommé "Yarek". Jaroslaw Gruszka gravite depuis une quinzaine d’années dans le milieu du banditisme. D’origine polonaise, celui qui a grandi et fait ses armes à Bobigny se fait appeler "Yarek". En 2011, il s’associe à un gang de malfaiteurs responsables de plusieurs attaques et tentatives de braquages : l’assaut contre un centre-fort de la société Loomis à Villers-Semeuse (Ardennes), le braquage avorté d’un centre-fort de la Brink’s à Beaumont (Puy-de-Dôme), deux projets d’attaque de fourgons blindés à Roubaix et dans le Val d’Oise, ainsi que l’attaque d’un centre-fort de la société Temis à Orly au cours duquel un employé de 54 ans avait été tué par les malfrats. Lors du procès en juillet 2016 devant la cour d’assises de Douai, le cerveau de ces braquages avait écopé de 18 ans de réclusion criminelle.

Absent au verdict. Les jurés avaient aussi condamné Jaroslaw Gruszka à 8 ans de prison pour "association de malfaiteurs" liée à ces attaques de centre-forts. Après avoir effectué 4 ans de détention provisoire, il comparaissait libre à son procès, assistant à tous les débats, y compris au réquisitoire de l’avocat général qui avait réclamé vingt ans de réclusion à son encontre. Mais le jour du verdict, le braqueur ne s’est pas présenté devant la cour d’assises. Un mandat d’arrêt avait donc été délivré à son encontre. Il va maintenant devoir purger le reste de sa peine et répondre aux accusations de trafic de drogue.