Attaque du Thalys : le suspect a regardé une vidéo djihadiste dans le train

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Attaque du Thalys : le suspect a regardé une vidéo djihadiste dans le train
@ AFP
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Le portable retrouvé sur le suspect a commencé à parler et montre que ce dernier avait consulté une vidéo YouTube appelant au djihad alors qu'il se trouvait déjà dans le train. 

C'est un élément déterminant dans l'enquête sur l'attaque du Thalys. La version présentée par Ayoub El Khazzani aux enquêteurs, à savoir celle d'un braquage de train et non d'un acte terroriste, semble s'effriter alors que la garde à vue du suspect touche à sa fin. Car le portable de ce dernier commence enfin à parler. 

Des chants djihadistes avant d'embarquer.Ayoub El Khazzani ne disposait que d'un seul téléphone portable qu'il a activé vendredi en fin de matinée. Il a acheté son billet vers midi pour prendre le Thalys à 14 heures. Entre ces deux moments, alors que le terroriste présumé se trouve déjà dans le train, l'homme consulté sur Internet "un fichier audio Youtube dans lequel un individu exhorte ses fidèles au combat et à la prise des armes au nom du prophète", a précisé mardi le procure de Paris François Molins.  

Présenté à un juge mardi. Le Marocain de 25 ans, dont le profil et le parcours conservent de nombreuses zones d'ombre était en cours de déferement mardi pour être présenté à la justice. Le parquet de Paris devrait ouvrir une information judiciaire, préalable à une possible mise en examen et un placement en détention. Les enquêteurs ont désormais la quasi-certitude qu'Ayoub El Khazzani n'a pas agi seul. 

Ses armes et sa page Facebook, des complicités ? Samedi, soit quelques heures seulement après l'attentat raté dans le Thalys et alors qu'Ayoub El Khazzani était en garde à vue, sa page Facebook est désactivée. Une question se pose alors : qui a eu accès au compte d'Ayoub El Khazzani ? le suspect se trouvait à ce moment-là entendu, entre quatre murs, par les enquêteurs de l'antiterrorisme.

Des policiers qui, depuis, cherchent à mettre la main sur celui ou celle qui est suffisamment intime du jeune homme pour connaître son mot de passe.  Ces soupçons  de complicité sont nés dès que les enquêteurs ont découvert l'attirail que portait le suspect sur lui, dans le train : kalachnikov, pistolet automatique, chargeurs. Si le suspect assure qu’il a trouvé l’arme, par hasard, dans un jardin près de la gare de Bruxelles-midi, les enquêteurs n'y croient pas.

Des perquisitions à Bruxelles. Dans le même temps, la police belge a procédé à deux perquisitions lundi soir, à Bruxelles. Objectif : déterminer les "lieux de séjour" de l'auteur présumé, a annoncé mardi le parquet fédéral. Selon le journal La Dernière Heure, ces perquisitions ont été menées "chez la sœur du suspect ainsi que chez un ami à lui, où il aurait résidé plusieurs jours", dans le quartier populaire de Molenbeek-Saint-Jean.